
Par Denise Kyalwahi
La République démocratique du Congo entend renforcer sa politique de protection de l’environnement tout en misant sur une économie verte. Lors d’un briefing de presse tenu mardi 7 juillet à Kinshasa, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du climat, Marie Nyange, a dévoilé les grandes lignes de cette vision, articulée notamment autour du projet de couloir vert Kivu-Kinshasa et d’une nouvelle politique forestière.
Face à la presse, aux côtés du ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, Marie Nyange a annoncé la création d’un vaste couloir vert couvrant près de 540 000 km², une superficie équivalente à celle de la France. Ce projet prévoit l’aménagement d’une aire protégée communautaire destinée à préserver les écosystèmes du Bassin du Congo tout en favorisant le développement des populations riveraines.
Selon la ministre, cette initiative vise à concilier conservation de la biodiversité et développement socio-économique. Elle devrait notamment améliorer l’accès à l’électricité, créer des opportunités économiques pour les communautés locales, y compris les peuples autochtones, et générer de nouvelles ressources pour l’État grâce à une exploitation durable des richesses naturelles.

Marie Nyange a également annoncé l’achèvement de la nouvelle politique forestière de la RDC. Le document sera prochainement soumis au Conseil des ministres avant son adoption. Il fixe les orientations destinées à renforcer la gestion durable des forêts, à lutter contre l’exploitation illégale du bois, à accroître l’implication des communautés locales dans la gouvernance forestière et à encourager les investissements dans l’économie verte.
Dans cette dynamique de réforme, le gouvernement travaille aussi à l’élaboration d’un nouveau Code forestier afin d’adapter le cadre légal aux défis actuels liés à la protection de l’environnement et à la valorisation durable des ressources forestières.
Abordant enfin le dossier de la baleine retrouvée morte sur la côte de Muanda, la ministre a expliqué que le pays ne compte actuellement que deux spécialistes des cétacés, tous deux absents du territoire au moment de l’incident. Elle a précisé que l’absence d’équipements adaptés, combinée aux risques sanitaires liés à la décomposition de l’animal, a conduit les autorités à privilégier son enfouissement.
