RDC : le gouvernement mise sur un couloir vert de 540 000 km² et une réforme de la gouvernance forestière

0 0
Read Time:1 Minute, 45 Second

Par Denise Kyalwahi

La République démocratique du Congo entend renforcer sa politique de protection de l’environnement tout en misant sur une économie verte. Lors d’un briefing de presse tenu mardi 7 juillet à Kinshasa, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du climat, Marie Nyange, a dévoilé les grandes lignes de cette vision, articulée notamment autour du projet de couloir vert Kivu-Kinshasa et d’une nouvelle politique forestière.

Face à la presse, aux côtés du ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, Marie Nyange a annoncé la création d’un vaste couloir vert couvrant près de 540 000 km², une superficie équivalente à celle de la France. Ce projet prévoit l’aménagement d’une aire protégée communautaire destinée à préserver les écosystèmes du Bassin du Congo tout en favorisant le développement des populations riveraines.

Selon la ministre, cette initiative vise à concilier conservation de la biodiversité et développement socio-économique. Elle devrait notamment améliorer l’accès à l’électricité, créer des opportunités économiques pour les communautés locales, y compris les peuples autochtones, et générer de nouvelles ressources pour l’État grâce à une exploitation durable des richesses naturelles.

Marie Nyange a également annoncé l’achèvement de la nouvelle politique forestière de la RDC. Le document sera prochainement soumis au Conseil des ministres avant son adoption. Il fixe les orientations destinées à renforcer la gestion durable des forêts, à lutter contre l’exploitation illégale du bois, à accroître l’implication des communautés locales dans la gouvernance forestière et à encourager les investissements dans l’économie verte.

Dans cette dynamique de réforme, le gouvernement travaille aussi à l’élaboration d’un nouveau Code forestier afin d’adapter le cadre légal aux défis actuels liés à la protection de l’environnement et à la valorisation durable des ressources forestières.

Abordant enfin le dossier de la baleine retrouvée morte sur la côte de Muanda, la ministre a expliqué que le pays ne compte actuellement que deux spécialistes des cétacés, tous deux absents du territoire au moment de l’incident. Elle a précisé que l’absence d’équipements adaptés, combinée aux risques sanitaires liés à la décomposition de l’animal, a conduit les autorités à privilégier son enfouissement.

Happy
Happy
0 %
Sad
Sad
0 %
Excited
Excited
0 %
Sleepy
Sleepy
0 %
Angry
Angry
0 %
Surprise
Surprise
0 %

Average Rating

5 Star
0%
4 Star
0%
3 Star
0%
2 Star
0%
1 Star
0%

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *