
Par Premiss Batita
La Journée internationale du chien, célébrée ce 26 août, offre l’occasion de mettre en lumière non seulement le bien-être de cet animal domestique, mais aussi la nécessité de renforcer, au sein des communautés, une véritable culture de respect du vivant.
À Beni, cette journée rappelle que les chiens jouent plusieurs rôles dans la société. Animaux de compagnie, de garde ou de travail, chiens d’assistance, de recherche et de sauvetage ou encore chiens de chasse dans certaines communautés, ils participent de différentes manières à la vie quotidienne des populations.
Mais au-delà de leur utilité, ces animaux nécessitent une prise en charge responsable. Alimentation, accès à l’eau, abri, soins vétérinaires et vaccination figurent parmi les principales responsabilités des propriétaires.

Pour Chadrack Sivyachomane, enseignant à l’Université de la Conservation de la Nature et du Développement de Kasugho, campus de Beni, la protection des animaux doit être intégrée dans une vision plus large de la conservation du vivant.
« La conservation ne devrait pas se limiter aux espèces sauvages et aux espaces protégés. Elle doit également prendre en compte les animaux domestiques et la manière dont les communautés interagissent avec eux », souligne-t-il.
À Beni, l’abandon, la maltraitance et la divagation constituent notamment des défis. Les chiens laissés sans surveillance peuvent être exposés aux maladies, aux accidents, à la faim ou aux violences. Leur errance peut également créer des risques pour les populations, particulièrement lorsque les animaux ne bénéficient d’aucun suivi vétérinaire.
Mais la question dépasse le seul cadre du chien. Pour les acteurs de la conservation, la relation entre l’être humain et les animaux domestiques participe également à la construction d’une culture environnementale plus responsable.
Les familles, les établissements scolaires, les universités, les organisations de protection animale et les autorités locales peuvent contribuer à cette sensibilisation, notamment en apprenant aux enfants et aux jeunes à considérer les animaux comme des êtres vivants qui méritent protection et respect.

La vaccination, notamment contre la rage, constitue à cet égard un enjeu à la fois de protection animale et de santé publique. Les propriétaires sont appelés à assurer régulièrement le suivi sanitaire de leurs animaux auprès des services vétérinaires.
Cette approche rejoint une vision plus globale de la conservation, qui ne se limite pas aux forêts, aux parcs nationaux ou aux espèces sauvages, mais s’intéresse également aux interactions quotidiennes entre les communautés et le vivant.
À Beni, la Journée internationale du chien apparaît ainsi comme une occasion de rappeler qu’une meilleure cohabitation entre humains et animaux passe par la responsabilité, les soins, la sensibilisation et la lutte contre la maltraitance.
Protéger les chiens, c’est aussi promouvoir une culture du respect du vivant, une valeur essentielle pour construire des communautés plus responsables envers les animaux et leur environnement.
