
À l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain, célébrée le 16 juin 2026, le Forum Local sur le climat CASSANDRA RDC, Ujamaa World, en collaboration avec la World Water Quality Alliance et avec l’accompagnement technique de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ont organisé une séance de sensibilisation au Complexe Scolaire La Boulangerie du Nord et à l’Ecole Primaire Mwenge (des sourd muets) à Butembo.
Au total 221 filles, 191 garçons, 10 enseignants hommes, 6 enseignantes du complexe scolaire la Bourgeoisie du Nord et 110 écoliers dont 89 sourds muets 11 enfants en déficience mentale et 10 attendant de l’EP Mwenge ont pris part à cette activité. Tous réunis autour de plusieurs thématiques essentielles : les mesures barrières contre la Maladie à Virus Ebola, l’importance des alertes précoces, l’inclusion sociale des enfants sourds muets dans la communauté et le droit d’accès à l’eau potable pour les enfants, autour du thème « garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour tous les enfants d’Afrique ».

Cette séance de sensibilisation a permis de renforcer les connaissances des participants sur le rôle crucial de l’eau, de l’hygiène et de la prévention dans la protection de la santé des enfants, particulièrement en cette période de vigilance épidémiologique.
Prenant parole, Denise Kavira Kyalwahi, Coordinatrice du Forum Local sur le Climat CASSANDRA RDC a présenté un plaidoyer sur le respect des droits des enfants notamment le droit à l’accès à l’eau. Qui n’est rien d’autre qu’un droit fondamental pour la santé de ces derniers.
« Chers parents, chers enseignants, chères autorités, donnez la chance à ces enfants d’accéder à une eau de bonne qualité qui leur permettra de grandir dans un environnement sain et d’apprendre sans difficulté », a-t-elle déclaré.
Pour elle, il est temps d’agir en urgence pour l’accès universel au Wash (eau, assainissement et hygiène) pour les enfants d’Afrique. Chacun est appelé à agir à son niveau pour sauver des vies de nos enfants à milieu scolaire.

« Nous appelons au renforcement immédiat des investissements publics dans les infrastructures Wash adaptées aux enfants ; à l’intégration effective du droit à l’eau et à l’assainissement dans toutes les politiques nationales ; à la réduction des inégalités d’accès entre zones rurales et urbaines ; à la priorisation des écoles, centres de santé et communautés vulnérables ; ainsi qu’à une gouvernance transparente et redevable des ressources allouées au secteur Wash. »
D’une manière particulière, vu la situation de handicap que présentent les élèves de l’EP Mwenge au quotidien, l’école a organisé une séance de détromatisation et de soutien psychologique afin de promouvoir leur inclusion sociale au sein de la communauté. Pour bâtir une société inclusive qui n’abandonne aucun enfant.

Reste à souligner que dans un communique de presse du Réseau de Journalistes pour le Wash rendu public le lundi 15 juin dernier à Dakar et consulté par Naturel CD, des enfants meurent de suites d’un manque d’accès à l’eau.
« Environ 2 décès sur 5 dans ces contextes sont liés à des services Wash inadéquats. La population africaine, estimée à 1,5 milliard en 2024, pourrait atteindre 2,5 milliards d’ici 2050, accentuant la pression sur les ressources en eau. Le continent comptera près de 1 milliard d’enfants d’ici 2055, dans un contexte de raréfaction croissante de l’eau. Dans les zones rurales, les écarts d’accès à l’eau potable atteignent jusqu’à 35 points de pourcentage par rapport aux zones urbaines. », lit-on dans ce communiqué.
