
Par Patrick Mapenzi
C’est un ouf de soulagement historique pour la communauté estudiantine de l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP) de Bukavu. Après des décennies de sécheresse, l’eau coule de nouveau au home « la Veuverie ». Une petite révolution rendue possible grâce à une action concrète du Comité de Gestion.
Pendant des décennies, le quotidien des résidentes de « la Veuverie » rimait avec corvée. Chaque jour, qu’il pleuve ou que le soleil de Bukavu de plomb tape, ces jeunes femmes devaient parcourir entre 250 et 300 mètres pour s’approvisionner en eau potable.

Ce rituel épuisant ne volait pas seulement leur énergie : il empiétait gravement sur leur temps d’étude, leurs heures de repos et leur assiduité aux cours. Étudier à l’ISP-Bukavu demandait alors un sacrifice qui dépassait le cadre purement académique.
Conscient de cette urgence humanitaire et pédagogique, le Comité de Gestion de l’ISP-Bukavu est passé à l’action. L’installation et la mise en service d’une toute nouvelle pompe hydraulique viennent de mettre un terme définitif à cette crise prolongée.
« Étudier ne devrait jamais rimer avec souffrance. »
Aujourd’hui, l’eau arrive directement au robinet. Au-delà du simple confort matériel, cette infrastructure restitue trois ressources précieuses aux étudiantes :
– Du temps précieux pour se concentrer sur leurs sessions d’apprentissage.
– Du repos essentiel à leur équilibre et leur santé.
– De la dignité, en éliminant une précarité qui n’a plus sa place dans un milieu universitaire moderne.

Cette réalisation est saluée par l’ensemble des étudiants comme une réponse directe à un besoin fondamental trop longtemps négligé. En s’attaquant à la crise de l’eau, les autorités de l’institution prouvent que le développement de l’ISP-Bukavu passe avant tout par des actions de terrain qui transforment positivement et durablement la vie sur le campus.
Le message envoyé est clair : moderniser l’université, c’est d’abord prendre soin de ceux qui la font vibrer chaque jour.
