
Par Juvenal Bulemo
Alors que les autorités sanitaires ont signalé des cas de la maladie à virus Ebola dans certaines zones de santé de l’Ituri, le Parlement urbain des jeunes de Beni appelle la population au calme et dénonce la propagation de fausses informations visant certaines structures médicales de la région.
Dans un communiqué publié dans la soirée du vendredi 5 juin, le président urbain de cette structure citoyenne, Samuel-Don Katembo Sekanabo, a insisté sur la nécessité de combattre les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux et dans les communautés locales.
Selon lui, la lutte contre Ebola ne repose pas uniquement sur l’application des mesures sanitaires, mais également sur une communication responsable fondée sur des informations vérifiées.
« Un cas suspect n’est pas un cas confirmé. Seules les analyses réalisées par des laboratoires agréés et les communications officielles des autorités sanitaires permettent de confirmer ou d’infirmer un cas d’Ebola », rappelle le communiqué.
Le Parlement urbain des jeunes s’inquiète particulièrement des interprétations erronées liées à l’affluence observée dans certaines structures de santé. L’organisation souligne que plusieurs centres médicaux accueillent quotidiennement des patients souffrant de diverses pathologies sans aucun lien avec Ebola.
À titre d’exemple, le Centre médical Gracia reçoit régulièrement des personnes nécessitant une prise en charge pour des cas d’intoxication ou d’autres maladies spécialisées. Pour les jeunes leaders, l’augmentation du nombre de consultations dans un établissement sanitaire ne doit en aucun cas être considérée comme une preuve de la présence d’Ebola.
Ils estiment que la diffusion d’informations non vérifiées peut provoquer une panique injustifiée au sein de la population, décourager les malades à fréquenter les structures de santé, porter atteinte à la réputation des établissements concernés et compliquer le travail des équipes chargées de la surveillance épidémiologique.
Face à cette situation, le Parlement urbain des jeunes appelle les leaders communautaires, les responsables associatifs, les influenceurs ainsi que les administrateurs de groupes WhatsApp à vérifier systématiquement les informations auprès des sources officielles avant toute diffusion.
L’organisation invite également la population à collaborer avec les équipes sanitaires, à respecter les mesures de prévention recommandées et à signaler rapidement tout cas suspect aux services compétents.
« Informer juste, c’est sauver des vies », conclut le communiqué, qui insiste sur le fait que l’information vérifiée, la vigilance communautaire et la solidarité demeurent les principaux remparts contre la propagation de la maladie.
