
Par Denise Kyalwahi
Les jeunes porteurs de projets évoluant dans les zones rurales et périurbaines bénéficient, depuis le mercredi 8 juillet à Kinshasa, d’un atelier de formation consacré à l’élaboration de plans d’affaires bancables. Cette initiative, organisée dans le cadre du Programme de viabilité et de pérennisation des projets d’électrification en milieu rural et périurbain (PROVIPPER), est le fruit d’un partenariat entre l’Agence nationale d’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) et l’Institut national de préparation professionnelle (INPP).
Prévue jusqu’au 14 juillet, cette formation vise à renforcer les capacités des jeunes entrepreneurs afin de transformer leurs idées en projets économiquement viables, capables d’attirer des financements auprès du Fonds de garantie de l’entrepreneuriat au Congo (FOGEC) et d’autres institutions financières.
Au cours des cinq jours de travaux, les participants seront accompagnés dans la conception de plans d’affaires répondant aux exigences des partenaires financiers. L’INPP entend aller au-delà de la simple formation en proposant un accompagnement axé sur le coaching, l’incubation et le renforcement des compétences en gestion d’entreprise et en fiscalité.

« Il ne s’agit pas de simples plans d’affaires théoriques. Notre objectif est que les bénéficiaires repartent avec des projets solides, élaborés selon les normes, et prêts à être présentés aux partenaires de financement », a expliqué Jefferson Muissa Katoto, chef de division chargé de l’insertion professionnelle à l’INPP.
Pour les organisateurs, cette initiative s’inscrit dans la dynamique de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et de valorisation des investissements dans les écosystèmes énergétiques ruraux. Elle répond également aux priorités du gouvernement visant à favoriser l’accès à l’électricité, créer des emplois et stimuler le développement économique dans les zones rurales.
Le chef du service des études et du développement socio-économique de l’ANSER, Siméon Mohasi, a salué la vision des autorités congolaises en matière d’électrification rurale. Selon lui, les projets mis en œuvre par l’Agence contribuent à améliorer les conditions de vie des populations tout en favorisant la création d’activités génératrices de revenus.
« Les projets d’électrification rurale développés avec les partenaires du PROVIPPER participent à la concrétisation de cette vision de développement portée par les pouvoirs publics », a-t-il affirmé.

Le programme PROVIPPER réunit plusieurs institutions publiques et partenaires, notamment le FOGEC, la CADECO, l’Office des Voiries et Drainage (OVD), le SNCOPE ainsi que des fondations privées. Ensemble, ils ambitionnent de soutenir l’entrepreneuriat local, de faciliter l’accès au financement des micro, petites et moyennes entreprises et de promouvoir la création d’emplois durables.
À travers cette formation, les organisateurs espèrent voir émerger des projets solides capables de renforcer les chaînes de valeur locales, de limiter l’exode rural et de contribuer au développement économique des communautés, en cohérence avec le programme national « Debout Jeunes Congolais ».
