
La Semaine mondiale de l’eau 2026 a débuté dimanche à Stockholm, avec un message central : faire de la gestion de l’eau un levier de progrès social, économique et environnemental. Organisée du 23 au 27 août sous le thème « Water for People and Progress », la rencontre rassemble des acteurs venus de différents horizons pour réfléchir aux réponses à apporter à la crise mondiale de l’eau.
Les échanges de cette édition dépassent la seule question de la gestion des ressources hydriques. Ils mettent notamment en avant l’accès équitable à l’eau, la justice sociale, l’égalité de genre et la prise en compte des connaissances des peuples autochtones.
Le changement climatique occupe également une place importante dans les discussions. L’augmentation des sécheresses, des inondations et des pressions exercées sur les ressources en eau pousse les participants à rechercher des solutions permettant de renforcer la résilience des populations et des écosystèmes.
Plusieurs sessions sont consacrées à la sécurité alimentaire, à la restauration des écosystèmes, à la gestion des eaux souterraines, à la productivité de l’eau ainsi qu’aux moyens de mieux anticiper les pénuries. Les nouvelles technologies, notamment les outils de télédétection, font également partie des solutions examinées.
Cette édition veut surtout rapprocher la science de la décision publique. Les organisateurs accordent une place importante aux outils, aux données et aux approches susceptibles d’aider les gouvernements et les acteurs locaux à mieux planifier leurs politiques de l’eau.
Les discussions s’inscrivent par ailleurs dans le prolongement de la Conférence des Nations unies sur l’eau de 2023, avec une réflexion sur la mise en œuvre des engagements internationaux et sur l’avenir des Objectifs de développement durable après 2030.
Pour l’Afrique, où de nombreuses communautés restent confrontées à un accès insuffisant à l’eau potable et où les effets du changement climatique accentuent les pressions sur les ressources, les débats de Stockholm présentent un intérêt particulier.
La Semaine mondiale de l’eau devrait ainsi servir de plateforme pour renforcer la coopération et identifier des solutions susceptibles de concilier sécurité hydrique, développement, protection des écosystèmes et justice sociale.
Les travaux se poursuivent jusqu’au 27 août à Stockholm et en ligne.
