Nation : l’Éducation environnementale peut-elle sauver notre planète ?

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Sensibilisation sur la protection de l’environnement dans l’une des écoles de Goma dans le Quartier KYESHERO

Pendant que le monde célèbre la journée internationale de l’éducation ce 24 Janvier, les jeunes environnementalistes de la ville de Goma se focalisent sur le renforcement des capacités des enseignants et élèves dans plus de 55 écoles, sur l’importance de l’éducation environnementale en milieux scolaires en ville de Goma et dans le territoire de NYIRAGONGO. Au moins plus de 10 000écoliers dans les écoles de la ville de Goma et à Nyiragongo, et plus de 15 000 élèves des écoles secondaires. Sous le thème « l’industrialisation et le changement climatique », Alain MBUSA et NZANZU MULIMIRWA Philémon se sont engagés depuis septembre 2023 dans la sensibilisation sur la protection de l’environnement, réduire les émissions de gaz à effet de serre, l’éveil de conscience patriotique chez les élèves (ne pas couper des arbres dans les aires protéger et surtout dans le Parc National de Virunga) l’assainissement de la ville dans le ramassage des bouteilles en plastique qui rends la ville impropre et dans le plantage d’arbre pour lutter contre le réchauffement climatique.

Susciter l’amour de la nature et le devoir patriotique envers l’environnement chez les enfants dès le bas âge est l’objectif principal de notre activité menée dans le territoire de Nyiragongo et la ville de Goma, parole de Alain MBUSA coordonnateur du cercle des jeunes pour la conservation de la nature et le développement communautaire (CJCNDC/ASBL) en ville de Goma. « Notre rêve est de voir tout enfant devenir responsable de ses gestes envers l’environnement, de voir chaque élève prendre en main son engagement de protéger l’environnement. Nous avons organisé cette sensibilisation pour nous mettre en contact avec les responsables des écoles primaires et secondaires, avec les élèves et écoliers enfin de nous imprégner de l’état de lieux de l’éducation environnementale dans des écoles de la place. »

Au cours de leur tournée ils ont eu à visiter plus de 55 écoles de la ville de Goma et 14 du territoire de Nyiragongo. Les directeurs et certains enseignants de ces écoles sont moins informés de l’éducation environnementale, dit Alain MBUSA Coordonnateur du cercle des jeunes pour la conservation de la nature.

 « Nous avons eu l’occasion d’échanger avec certains directeurs et enseignants qui nous ont montré combien de fois cette matière de l’éducation environnementale est tout neuf au sein de leurs écoles. Ils ne savent pas pour où commencer ni finir. Nous avons jeté un coup d’œil sur leur grille de programme scolaire le nouveau cours intitulé « éducation à l’environnement » est signalé en grand caractère mais qui n’est pas enseigné. »

Plantage d’arbres dans l’une des école de Goma

Le système éducatif en RDC adopte t’il le nouveau programme sur l’environnement et le changement climatique ?

Dans la mesure où l’on parle de cette option dans des ateliers de formation, séminaire et différentes conférences sur l’éducation cela prendra corps petit à petit.

Des enseignants de la géographie et ceux ayant fait des options en train avec l’environnement, l’agriculture et le développement rural, essayent d’en parler aux élèves, cela surtout à l’école secondaire. « Nous avons constaté avec amertume lors de notre descente comment un petit nombre d’enseignants s’inquiètent de la situation actuelle de notre environnement et du changement climatique. Chacun le fait à sa manière, en échangeant avec ces enseignants, certains nous ont certifié que l’éducation à l’environnement est une urgence et ont félicité notre engagement ».

A l’école primaire il existe un cours de l’éducation pour la santé et l’environnement ESEN où les enseignants concentrent leurs apprentissages sur l’hygiène et l’assainissement, au degré terminal ils ajoutent les travaux manuels aussi pas dans toutes les écoles. ces derniers oublient qu’il y a aussi les énergies renouvelable qu’on doit enseigner aux enfants dans le cours de physique, ou en électricité par exemple. Certains parents bourgeois pensent que les travail manuel est une arme pour faire fatigué leurs enfants et souhaitent chaque fois payer des personnes qui peuvent le faire à la place de leurs enfants. A Goma là on va très loin, même on engage des personnes qui prennent soins de salles de classes pour les enfants. Ces enfants une fois engagé dans la vie, au service ou dans leur vie de tout le jour trouveront ils des gens qui travailleront à leur place? Quelle génération future capable de fournir une d’œuvre pour la nation ?

Sensibilisation dans les écoles de Nyiragongo

Le travail manuel une punition ou une meilleure méthode d’apprendre aux élèves des travaux pratiques.

Chaque enseignant doit utiliser de son savoir faire Pour rendre attrayant son cours. Pour NZANZU MUIMIRWA Philémon, chercheur en droit international environnemental « les enseignants doivent adapter leur façon de faire par rapport à l’évolution technologique actuelle. Par exemple lors du cours de travaux manuels comme beaucoup d’élèves pensent que c’une punition, ils doivent carrément le faire comme une pratique de la vie. Amener les enfants dans des jardins de fleures, des jardins familiaux qui aident certaines familles à subvenir à leurs besoins, amener les élèves dans des ateliers de transformation des bouteilles plastiques en pavé, soit des ateliers de fabrication des souliers local, de maison du miel, de fabrication de savon… Cela suscitera un besoin, une curiosité et crée chef l’enfant le goût d’entreprendre, il deviendra autonome, il finira ces études ayant une certaine connaissance transformatrice pour sa vie. Cet enfant avec toutes ces notions ne sera plus sur la liste de demandeurs d’emploi. Une fois grandi et arrivé à l’école secondaire aura la facilité de s’orienter et de gagner sa vie sans dépendre de quelqu’un d’autre. Je crois cela diminuerait aussi le taux de chaumage, le taux de banditisme et le taux d’enrôlement dans des groupes armés chez les enfants ».

A l’école secondaire, ici, les enseignants ayant fait des options techniques (agricoles, vétérinaire, développement rurale, nutrition) et des cours de géographie sont ceux qui s’intéressent à l’éducation environnementale. Cette pratique ne se fait pas d’une manière aléatoire car aucun programme, ni méthode moins encore technique n’a été encore démontré aux experts de la craie dans la zone éducative, témoigne un ancien enseignant de l’école primaire MAMA MULEZI de Goma.

Selon NZANZU MULIMIRWA Philémon « les enseignants s’intéressent moins à l’éducation Climatique et environnementale faute de l’insuffisance de la matière à enseigner. Il n’y a aucun livre qui accompagne ce cours figurant sur les bulletins des élèves des écoles publiques, moins encore des ateliers de formation pour les enseignants. »

En procédant par l’initiation de ce programme de sensibilisation dans la ville de Goma, NZANZU Philémon et ses amis veulent résoudre le problème lié à la crise environnementale « initier les élèves à résoudre des problèmes liés au changement climatique surtout à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à adopter également de comportement éco-responsable vis à vis à la crise environnementale. Ce programme d’éducation environnementale dans la ville de Goma est un apport à la résolution à ce grand problème qui guette le monde aujourd’hui. Raison pour laquelle nous avons beaucoup insister sur le renforcement de capacité des enseignant sur la notion de la problématique du changement climatique, apprendre également aux apprenants comment ils peuvent agir et passer à l’action ».

Le gouvernement s’engage pour restaurer l’éducation environnementale au niveau des écoles primaires et secondaires

C’est à la cop 28 qui s’est tenue à décembre 2023 à Dubaï, que la VPM Madame Ève BAZAIBA a déclaré l’insertion de l’éducation environnementale dans le système de l’enseignement primaire et secondaire de la RDC. « Vu l’urgence climatique qui s’impose dans mon pays, je propose à ce que l’éducation environnementale soit inséré en tout le niveau dès l’école primaire et secondaire, pour permettre une lutte à grande échelle. Vous savez que la RDC est un pays solution, nous devons apprendre à l’enfant dès le bas âge à bien prendre soins de la nature ».

Pour NZANZU Philémon chercheur en droit international de l’environnement, «  le gouvernement congolais doit instaurer un nouveau système d’éducation à tout niveau et au plus vite possible. L’éducation environnementale est une urgence mondiale pour répondre à la question de pays solution on ne doit pas y arriver sans qu’il ait des gens qui se sont engagés. Non seulement à l’école, ce la peut aller jusqu’à atteindre des personnes qui ont déjà quitter les bancs de l’école pour que cela ait un impact positif considérable dans le pays. Je suggère que le gouvernement appui les initiatives des jeunes, des volontaires et des journalistes qui se donnent pour parler de la cause de l’environnement. Le gouvernement congolais doit appuyer ces groupes ou associations des jeunes qui sensibilisent les autres personnes sur la notion de l’éducation au changement climatique et à l’environnement, en leur dotant de matériel nécessaire pour atteindre les objectifs de l’ONU d’ici 2030. Le gouvernement congolais doit également revoir le programme scolaire mettre un accent particulier sur l’éducation climatique et environnementale.

Au niveau de l’Université par exemple introduire les facultés de droit de l’environnement qui existe au Kenya mais qui n’est pas ici chez nous à Goma. Ce la nous bloque lors de nos recherches en droits environnemental en RDC. Accompagner les enseignants et leur doter de formation et matériels nécessaires pour rendre ce programme réel sur toute l’étendue de la république. Doter également les enseignants des outils didactiques pour concrétiser leurs cours, favoriser les déplacements pour des visites guidées dans des parcs, jardins botaniques et d’autres sites touristiques permettant aux élèves à avoir le goût de la protection et conservation de la nature ».

A noter que la ville de Goma est une ville touristique riche en zone écologique et biodiversité, mais sont peut d’élèves qui arrivent à les découvrir. Faute des moyens, souvent les écoles privées sont celles qui organisent des sorties et colonies de vacances pour leurs écoliers, d’autres écoles se méfient car aucun enseignant ne trouve le risque de se mettre dans la rue avec des enfants d’autrui sans avoir une garantie de transport et autres divertissement pour accéder au site.

Selon ses analyses MBUSA, pense que « si chaque enseignant se donne l’engagement de lutter contre le changement climatique et de la protection de l’environnement, la ville de Goma serait un paradis sur terre. Je m’imagine avec le petit salongo que nous avons fait avec plus de 1200 élèves et écoliers de Nyiragongo et de Goma, si ce la était dans toutes les écoles Goma serait déjà assaini surtout en éliminant les déchets plastiques le long des routes, dans des caniveaux qui mènent les eaux de pluie vers le lac ».

« Ce qui étonne jusqu’à présent, il y a des écoles qui organisent des sections et/ou avec option mécanique, électronique qui ne connaissent pas de quoi s’agit-il quand on parle de l’énergie renouvelable, notre curiosité était d’échanger avec ces jeunes pratiquant l’automobile dans l’une des écoles de Goma, qui nous ont révélé que depuis qu’ils sont à l’école ils n’ont jamais entendu parler d’énergie renouvelable ni du carburant vert. Notre tâche avec d’autres activistes est de sensibiliser le monde à comprendre comment avec l’éducation environnementale on peut changer la donne. »

NZANZU Philémon en pleine activité de plantage d’arbre avec les écolier de Nyiragongo

Des nombreux défis à relever

Le Réseau Africain pour la Promotion de l’Education à l’Environnement RAPEE ayant son siège au Cameroun focalise ses activités sur l’éducation environnementale dès le bas âge. Le RAPEE a comme mission principale de concevoir et de diffuser les contenus pédagogiques sur l’éducation à l’environnement pour venir en appui au programme officiel d’enseignement africain afin de doter le continent des éco-citoyens et pérenniser cette culture grâce à une transmission scientifique. Ce réseau rassemble des chercheurs, des journalistes, des experts en environnement et au changement climatique pour permettre les africains à s’imprégner de la situation de l’éducation environnementale dans chaque pays membre. Présidé par Steve LUKUNGA le RAPEE qui installe on bureau au Cameroun. Le réseau étends ses activités actuellement dans 17 pays en Afrique la RDC y compris. Les membres réunis au sein du RAPEE prélèvent chaque année différents défis liés à l’éducation environnementale dans leur région.

Les élèves et enseignants devant un fait accomplis, ils ne savent pas comment s’y prendre.

Faut-il passer à l’action comme des activistes sans apprendre à l’école ? Soit faut-il s’associer aux experts de l’environnement ?

L’UNESCO donne une réponse à ces questions qui surgissent du coup dans la vie de certaines personnes.

Dans son rapport du 25 Janvier 2024, l’UNESCO montre que l’éducation ne donne pas les connaissances suffisantes pour s’adapter, agir et répondre au changement climatique et au crises environnementales.  Selon Ne nouvelle étude publiée par l’UNESCO en prélude à la Conférence mondiale sur l’éducation pour le développement durable qui se tiendra en ligne du 17 au 19 mai prochains à Berlin.

Intitulé « « Apprendre pour notre planète », ce rapport analyse les plans d’éducation et les cadres des programmes scolaires dans une cinquantaine de pays de par le monde. Plus de la moitié d’entre eux ne font aucune référence au changement climatique, tandis que 19% seulement mentionnent la biodiversité. L’étude note un manque d’attention aux compétences socio-émotionnelles ainsi que celles orientées vers l’agir, pourtant essentielles à l’action environnementale et climatique. Dans une enquête en ligne menée pour les besoins de l’étude auprès de quelque 1 600 enseignants et responsables de l’éducation, un tiers des répondants ont indiqué que les questions liées à l’environnement ne faisaient pas partie de la formation des enseignants.

« L’éducation doit préparer les apprenants à comprendre la crise environnementale actuelle et à façonner le monde de demain. Pour sauver notre planète, nous devons transformer notre façon de vivre, de produire, de consommer et d’interagir avec la nature. Intégrer l’éducation au développement durable dans tous les programmes d’apprentissage doit devenir partout fondamental », Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO

L’UNESCO a donc fixé un nouvel objectif : faire de l’éducation à l’environnement une composante essentielle des programmes scolaires dans tous les pays d’ici 2025. L’Organisation travaille avec ses 193 États membres pour soutenir la réforme des programmes scolaires et suivre les progrès accomplis afin de garantir que chacun acquiert les connaissances, les compétences, les valeurs et les attitudes nécessaires pour introduire des changements positifs et protéger l’avenir de notre planète.

La conférence mondiale réunira quelque 2 500 participants, dont 81 ministres de l’éducation et acteurs de premier plan engagés dans la transformation de l’éducation afin que tous les apprenants puissent faire face à la crise climatique, à la perte de biodiversité et à tous les autres défis du développement durable. Elle visera à créer des stratégies pour l’intégration de l’éducation au développement durable à tous les niveaux d’instruction et de formation, conformément à un nouveau cadre.

Pendant trois jours, les séances se concentreront sur les moyens optimaux d’exploiter l’éducation pour relever les défis mondiaux interdépendants tels que le changement climatique, la perte de biodiversité, les économies vertes et circulaires, le progrès technologique et l’établissement de relations résilientes avec la planète grâce à l’instruction. Elle examinera les moyens de renforcer les capacités des éducateurs, de responsabiliser les jeunes et de prendre des mesures locales par le biais de l’éducation au développement durable. Les participants seront appelés à s’engager en faveur de la Déclaration de Berlin sur l’éducation au développement durable, qui proposera une série de politiques englobant l’enseignement, l’apprentissage, la formation professionnelle et l’engagement civique.

Des plantes à partager aux élèves et écoliers après sensibilisation

Personnalités ayant participer :

Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, Angela Merkel, Chancelière de l’Allemagne, Amina Mohamed, Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de la CCNUCC (Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques), Princesse Lalla Hasnaa, Présidente de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement (Maroc), Laurent Fabius, Président de la 21e Conférence des parties à la CCNUCC (Paris COP21), Alexander Gerst, Astronaute à l’Agence spatiale européenne et défenseur de la durabilité (Allemagne), Jeffrey Sachs, Directeur du Centre pour le développement durable de l’Université Columbia, et Président du Réseau de l’ONU en faveur du développement durable, Andreas Schleicher, Directeur de la Direction de l’Éducation et des compétences, conseiller spécial sur les politiques d’éducation auprès du Secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE)

En préalable à la conférence, des citoyens ont ajouté leur voix à une campagne mondiale de l’UNESCO en faveur des changements dans l’éducation afin que nous puissions tous Apprendre Pour La Planète, pour notre propre survie et pour l’avenir de la vie sur Terre.

Retenons que l’UNESCO est la principale organisation des Nations unies en charge de l’éducation au développement durable, qui vise à faire en sorte que tous les apprenants acquièrent les connaissances, les compétences, les valeurs et l’initiative nécessaires pour agir en faveur de la planète et vivre d’une manière qui soit soutenable. En 2019, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution appelant la communauté internationale à intensifier l’éducation au développement durable afin de réaliser le Programme de développement de l’ONU à l’horizon 2030. La résolution reconnaît le rôle moteur de l’UNESCO dans ce domaine.

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