
Par Premiss Batita
Un éléphant relevant de l’Institut congolais pour la conservation de la nature a été tué par balles dans la nuit du lundi au mardi 5 mai 2026 à Nyakakoma, en périphérie du Parc national des Virunga, dans la province du Nord-Kivu.
D’après les premières informations, l’animal aurait été atteint lors d’une opération destinée à éloigner les éléphants des zones habitées pour les ramener vers leur habitat naturel à l’intérieur du parc.
Interrogé à ce sujet, Méthode Uhoze, directeur des relations extérieures du parc des Virunga, a vivement condamné cet acte, qu’il considère comme un sabotage des efforts de conservation menés dans la région. Il a également annoncé l’ouverture d’une enquête pour identifier les responsables et les traduire en justice.
« Nos équipes se sont rendues sur les lieux pour effectuer les constats, et il est confirmé que l’éléphant a été abattu. Nous dénonçons cet acte qui met en péril les progrès réalisés. Depuis 2020, l’ICCN œuvre à instaurer une cohabitation apaisée entre les communautés locales et la faune, avec des résultats encourageants », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, l’ICCN souligne que le retour progressif des éléphants dans cette zone — après leur repli en Ouganda en raison de l’insécurité — a permis d’en recenser plus de 1 500.
Afin de réduire les conflits entre les populations et les animaux sauvages, des mesures de protection, notamment l’installation de clôtures électriques, sont en cours. Une extension de ces dispositifs vers Nyakakoma est prévue dans les mois à venir.
Face à cet incident, l’ICCN appelle à des sanctions exemplaires contre les auteurs, afin de préserver les avancées en matière de conservation et d’assurer une coexistence durable entre les riverains et la faune sauvage.
