Journée de l’enfant africain : Quand l’accès à l’eau et l’écologie s’invitent sur les bancs de l’école à Kadutu

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Par La Rédaction

À l’occasion du 16 juin, Journée internationale de l’enfant africain, le consortium GAM – AFESCO, à travers son programme CREEP RDC, a lancé une campagne de sensibilisation percutante. L’objectif, c’est de lier le droit fondamental à l’eau potable à la protection de l’environnement pour offrir un avenir plus sain aux enfants de la République Démocratique du Congo.

Pendant que la crise de l’eau continue de frapper durement plusieurs localités du Sud-Kivu, le Complexe scolaire Ashuza, situé dans la commune de Kadutu, s’est transformé en un véritable carrefour d’échanges et d’apprentissage pour la protection de la nature et des droits de l’enfant.

Sous le thème central : « Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour chaque enfant en Afrique », le Centre de Recherche et d’Étude Environnementale pour la Paix (CREEP RDC) a réuni des activistes, des éducateurs et des jeunes pour faire entendre une vérité essentielle : l’eau c’est la vie, mais sa survie dépend de notre comportement écologique.

Pour les intervenants de cette journée, la question de l’eau ne peut être dissociée de la vie scolaire et de la santé des plus jeunes. Salomon Fataki, l’un des visages de cette campagne en RDC, rappelle une évidence trop souvent oubliée :

« L’eau est indispensable à la vie. Les enfants ont besoin de l’eau potable pour boire, cuisiner, se laver et rester en bonne santé ».

Un point de vue partagé par sa consœur Rhuhune Buhendwa, qui insiste sur l’impact direct de cette ressource sur la scolarité : 

« L’accès à l’eau potable est un droit fondamental pour chaque enfant, non seulement pour leur santé, mais aussi pour leur éducation, car cela leur permet d’aller à l’école sans soucis ». Pourtant, ce droit est constamment menacé par les activités humaines.

Furaha Citeraa profité de la tribune pour pointer du doigt la responsabilité collective : « La pollution de l’environnement entraîne la contamination des sources d’eau utilisées par des enfants et leurs familles ». 

Pour inverser la tendance, des militants comme Vanessa Ciraba et Jean Michel Zahinda rappellent qu’un environnement sain reste le meilleur rempart pour protéger durablement nos rivières, nos lacs et nos nappes phréatiques.

L’initiative du CREEP RDC ne s’arrête pas aux discours théoriques. Elle s’inscrit dans un projet concret de terrain amorcé dès la fin du mois de mai par des visites de sensibilisation auprès des parents d’élèves de la commune.

Les installations modernes et en construction du CS Ashuza symbolisent cette volonté d’offrir un cadre sain aux enfants. C’est d’ailleurs ici que va se matérialiser la suite du programme.

Dès le 15 juillet et jusqu’au 15 août 2026, une colonie de vacances réunira 30 enfants bénéficiaires et jusqu’à 100 élèves du degré terminal attendus selon les prévisions de l’organisation.

Encadrés par des coordinateurs dévoués comme Peter Hamuli, ces jeunes ne vont pas simplement se reposer ; ils seront formés pour devenir des ambassadeurs du climat à travers trois ateliers pratiques : la valorisation des déchets (notamment plastiques et textiles) pour éviter qu’ils ne finissent dans les caniveaux, la protection globale de l’environnement et la promotion de la culture de la paix et la plantation d’arbres. 

Une nécessité absolue selon l’activiste Ghislain Cubaka, qui estime que « planter des arbres et protéger l’environnement est vital. C’est l’héritage d’un avenir vert que nous devons aux enfants d’Afrique ».

Le message final de cette journée se veut avant tout pragmatique et accessible aux plus jeunes. L’activiste Lydie Kitenge résume parfaitement la philosophie de cette campagne menée à Kadutu :

« Chaque enfant a le devoir de protéger l’environnement en évitant de jeter des déchets dans les rizières et caniveaux, en plantant les arbres et en gardant son école propre ». 

En associant la célébration des droits de l’enfant à des actions écologiques concrètes, le consortium GAM – AFESCO et le CREEP RDC rappellent que pour résoudre la crise de l’eau en RDC, il faut certes des infrastructures, mais il faut avant tout éduquer les citoyens de demain.

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