
Emmanuel Kasereka bin Vikingi
La cinquième édition du Dialogue continental sur l’Agenda Jeunesse, Paix et Sécurité s’est ouverte ce lundi 10 août 2026 à Bujumbura, au Burundi. Les travaux, prévus du 10 au 12 août, réunissent différents acteurs autour des enjeux liés à l’eau, à la paix, à la gouvernance et à la participation des jeunes et des femmes dans la transformation du continent. À l’ouverture de ces assises, le président burundais et président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a appelé à une action concertée face aux défis auxquels l’Afrique est confrontée.
Le chef de l’État burundais a rappelé que l’Union africaine a placé l’année 2026 sous le thème : « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ». Il a appelé les États africains à promouvoir une gestion durable, équitable et inclusive des ressources hydriques, tout en renforçant la coopération entre pays. Selon lui, l’eau constitue non seulement une ressource essentielle à la vie, mais également un levier de santé, d’éducation, de sécurité alimentaire, de paix et de prospérité.

Dans son intervention, Évariste Ndayishimiye a également insisté sur la nécessité pour l’Afrique d’investir davantage dans son capital humain. Il a cité l’éducation, la recherche, l’innovation et l’entrepreneuriat parmi les secteurs devant bénéficier d’une attention accrue. Convaincu que le continent dispose des compétences et des ressources nécessaires à son essor, il a encouragé les jeunes à croire en leur potentiel et à mettre leur créativité au service de la transformation économique et sociale de l’Afrique.
Le président en exercice de l’Union africaine a, dans cette perspective, appelé les dirigeants africains à renforcer les programmes d’autonomisation des jeunes et des femmes. Il estime que leur participation active constitue une condition importante pour parvenir à un développement durable et inclusif. Les jeunes et les femmes, a-t-il défendu en substance, ne doivent pas être considérés uniquement comme des bénéficiaires des politiques publiques, mais comme des acteurs à part entière des processus de développement, de paix et de prise de décision.

Sur le plan de la gouvernance, le président burundais a plaidé pour un leadership africain inclusif, fondé sur la participation des jeunes, des femmes et de toutes les composantes de la société. Il a appelé à une gouvernance guidée par l’unité, la solidarité et les valeurs de l’Ubuntu. Il a également insisté sur la nécessité d’une gestion transparente, équitable et durable des ressources naturelles, afin que celles-ci deviennent des leviers de développement et de paix plutôt que des sources de conflits.
Évariste Ndayishimiye a par ailleurs réaffirmé l’importance du rôle des femmes et des jeunes dans la construction d’une Afrique pacifique et prospère. Il a appelé à renforcer la participation des femmes aux processus de paix et aux instances de décision, tout en présentant la jeunesse comme une force stratégique de transformation du continent. Les travaux du Dialogue continental, qui se poursuivent jusqu’au mercredi 12 août 2026, offrent ainsi un cadre de réflexion sur les moyens de renforcer cette participation dans la prévention des conflits, la gestion des crises et la consolidation de la paix.

« Quand les jeunes et les femmes avancent, l’Afrique progresse », a souligné le président de l’Union africaine, appelant les dirigeants à écouter, soutenir et accompagner cette force vive du continent. Dans cette couverture, Naturelcd.net s’est référé aux informations et aux déclarations publiées sur la page officielle de la Présidence de la République du Burundi, notamment concernant l’intervention du chef de l’État à l’ouverture du Dialogue continental. À travers cette rencontre, Évariste Ndayishimiye entend ainsi articuler les priorités de 2026 autour de l’accès durable à l’eau et à l’assainissement avec les objectifs de long terme de l’Agenda 2063.
