Bassin du Nil : les jeunes Congolais plaident pour une mobilisation régionale en faveur de la protection des eaux

0 0
Read Time:3 Minute, 11 Second

Par Denise Kyalwahi

Réunis à Addis-Abeba, en Éthiopie, les 28 et 29 octobre 2026, dans le cadre de la conférence régionale du Regional Nile Youth Network, les représentants de la jeunesse congolaise ont appelé à renforcer la sensibilisation, la coopération entre les pays du bassin du Nil et la participation des jeunes à la protection des ressources en eau. Ils alertent notamment sur la pollution des lacs Albert et Édouard ainsi que des rivières.

La protection des eaux du bassin du Nil et la mobilisation de la jeunesse ont été au cœur des échanges entre les représentants de dix pays lors de la conférence régionale du Regional Nile Youth Network, organisée les 28 et 29 octobre à Addis-Abeba, en Éthiopie.

Au deuxième jour de cette rencontre, les jeunes participants ont partagé les défis environnementaux auxquels leurs pays sont confrontés et réfléchi aux moyens de renforcer leur contribution à la préservation des ressources en eau communes.

Pour la République démocratique du Congo (RDC), Mumbere Anelka, président des jeunes du bassin du Nil en RDC, a notamment évoqué les menaces qui pèsent sur les lacs Albert et Édouard ainsi que sur les rivières et leurs affluents.

Selon lui, la pollution croissante de ces milieux aquatiques contribue à la disparition de certaines espèces et fragilise les activités dont dépendent de nombreuses communautés locales.

« Nous avons parlé des différents problèmes qui concernent les pays membres. Pour la RDC, nous avons notamment évoqué la pollution du lac Albert, du lac Édouard et des rivières, qui menace des espèces pourtant essentielles à notre vie », a-t-il expliqué.

La dégradation de ces écosystèmes représente également une préoccupation économique et sociale. Des familles dépendent en effet des ressources aquatiques pour la pêche, l’alimentation, le transport et d’autres activités génératrices de revenus.

Sensibiliser pour mieux protéger le bassin du Nil

Pour Mumbere Anelka, la sensibilisation des communautés constitue une priorité. Il estime que les populations, particulièrement les jeunes, doivent mieux connaître le bassin du Nil, ses potentialités et les conséquences possibles de sa dégradation.

« Nous devons d’abord faire connaître le bassin du Nil, ses limites, ses avantages et ses potentialités, mais surtout montrer ce que pourrait être un avenir meilleur si nous en prenons soin, ainsi que les conséquences négatives si nous gaspillons cette richesse », a-t-il souligné.

Le représentant congolais a également insisté sur la nécessité d’impliquer davantage les jeunes filles dans les initiatives de protection de l’environnement. Cette participation, selon lui, doit s’accompagner d’un partage d’expériences entre les pays afin d’identifier des pratiques susceptibles d’être adaptées aux réalités locales.

La coopération, un enjeu au-delà des frontières

La préservation des eaux du Nil ne concerne pas un seul pays. Les ressources partagées impliquent des responsabilités communes et nécessitent une collaboration entre les États concernés.

Mumbere Anelka considère ainsi que la coopération régionale peut contribuer à améliorer la gestion des ressources en eau et à prévenir les tensions liées à leur utilisation.

Il souligne également l’importance de faire entendre les préoccupations des communautés francophones, notamment celles de la RDC, dans les échanges régionaux.

« Nous allons faire en sorte que notre message puisse transcender les frontières linguistiques, entre les pays anglophones et francophones », a-t-il déclaré.

Au-delà de leur participation aux rencontres régionales, les jeunes Congolais sont appelés à relayer les connaissances acquises auprès des communautés et à encourager des actions concrètes en faveur de la protection des écosystèmes aquatiques.

Pour Mumbere Anelka, la jeunesse ne doit pas être considérée uniquement comme une génération appelée à agir demain, mais comme une force qui peut déjà contribuer aux changements nécessaires.

L’enjeu est désormais de transformer les échanges de la conférence en initiatives de sensibilisation, en actions coordonnées et en engagements durables pour préserver les eaux du bassin du Nil et les moyens de subsistance des populations qui en dépendent.

Happy
Happy
0 %
Sad
Sad
0 %
Excited
Excited
0 %
Sleepy
Sleepy
0 %
Angry
Angry
0 %
Surprise
Surprise
0 %

Average Rating

5 Star
0%
4 Star
0%
3 Star
0%
2 Star
0%
1 Star
0%

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *