Beni : malgré les défis d’accès à l’eau potable, les mesures d’accompagnement domestiques et communautaires restent essentielles

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L’accès à l’eau potable demeure un défi majeur de santé publique dans plusieurs régions de la République démocratique du Congo (RDC), particulièrement dans les zones rurales et périurbaines. À Beni, malgré l’importance vitale de cette ressource, de nombreuses familles continuent de consommer une eau de qualité douteuse, les exposant à des maladies hydriques telles que le choléra, la diarrhée ou la fièvre typhoïde.

Les difficultés d’accès à l’eau potable s’expliquent par plusieurs facteurs : l’insuffisance des infrastructures hydrauliques, la dégradation des sources existantes, la croissance démographique rapide et, parfois, l’insécurité. Cette situation touche particulièrement les femmes et les enfants, souvent contraints de parcourir de longues distances pour s’approvisionner en eau destinée aux besoins domestiques.

C’est dans ce contexte que deux experts : Léonard Math, chef d’antenne du Programme de Promotion de la Santé Scolaire et Périscolaire (PPSSP), et Azende Bavunduwa, ingénieur à l’ONG nationale SOCOAC ont été invités à l’émission Écho de l’environnement et du développement durable sur la RTB Beni. Ils ont débattu de la problématique de l’accès à l’eau potable dans les ménages de Beni et des mesures d’accompagnement à mettre en œuvre aux niveaux domestique et communautaire.

Selon ces spécialistes, l’accès à une eau potable de qualité et en quantité suffisante reste un défi majeur pour une large partie de la population. De nombreux ménages continuent de s’approvisionner à partir de sources non aménagées, notamment les rivières, les puits traditionnels ou d’autres points d’eau exposés à la pollution, particulièrement pendant la saison des pluies.

Sur le plan de la qualité, l’eau traitée demeure coûteuse et difficile d’accès. Certains ménages consacrent jusqu’à 10% de leur revenu mensuel à l’achat d’eau, ce qui pousse la majorité à recourir à des sources non sécurisées. Cette situation accroît l’exposition de la population aux maladies hydriques.

En ce qui concerne la quantité, nombre de ménages peinent à atteindre le volume minimal recommandé pour répondre aux besoins quotidiens. Cette pénurie limite les pratiques d’hygiène de base, comme le lavage régulier des mains, augmentant ainsi les risques sanitaires.

Face à cette double contrainte de qualité et de quantité, les deux experts rappellent que plusieurs projets de réhabilitation et de réaménagement des points d’eau sont en cours dans la ville et le territoire de Beni, portés par diverses ONG. Ils appellent néanmoins la population à adopter des mesures combinées, telles que :

  • La réhabilitation et l’extension des réseaux de distribution d’eau ;
  • La protection des sources existantes ;
  • Le traitement de l’eau au niveau domestique ;
  • Une gestion responsable et collective des points d’eau.

Enfin, la sensibilisation communautaire demeure, selon les deux experts Léonard Math et Azende Bavunduwa, la clé d’une utilisation durable des infrastructures hydrauliques. Promouvoir les bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement des sources d’eau permet non seulement de prévenir les maladies, mais aussi de renforcer la résilience des communautés face aux défis liés à l’eau potable.

Premiss Batita 

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