
La REGIDESO Centre de Kamituga au Sud-Kivu dans l’Est de la RDC tire la sonnette d’alarme : une personne non identifiée entreprend des travaux sur le lit du captage Bizombo, principal point d’approvisionnement en eau potable de la ville.
L’objectif affiché par cette personne, construire un étang piscicole qui risque de bloquer l’eau destinée à toute la population.
Le captage Bizombo est la veine vitale de Kamituga. Toute construction sur ce site stratégique pourrait retenir l’eau pour un usage privé, privant ainsi des milliers d’habitants d’un accès essentiel à l’eau potable.
« Cette activité met en péril notre mission de desserte en eau saine », alerte la REGIDESO dans son communiqué.

Face à ce danger imminent, l’entreprise d’eau appelle à une mobilisation générale : les autorités locales sont priées d’intervenir immédiatement pour stopper ces travaux illégaux tandis que la population est invitée à rester vigilante et à sensibiliser l’auteur de ce projet sur ses conséquences désastreuses.
« Nous conseillons à cette personne d’abandonner ce projet macabre avant qu’il ne soit trop tard », précise la REGIDESO.
En cas de persistance, la société menace de deux actions fortes :
– Recours aux instances judiciaires pour faire valoir ses droits.
– une suspension temporaire de la desserte en eau pourrait intervenir pour éviter de livrer une eau potentiellement souillée aux consommateurs.
À Kamituga, où l’accès à l’eau potable reste déjà précaire, cette affaire révèle la fragilité des infrastructures vitales. Un simple étang pourrait transformer le quotidien de milliers de familles, des écoles, des hôpitaux et des commerces en cauchemar sanitaire et logistique.
La REGIDESO rappelle que l’eau potable est un droit fondamental, et que toute atteinte à cette ressource stratégique sera défendue avec la plus grande fermeté.
Les habitants de Kamituga sont appelés à surveiller le site Bizombo et à signaler toute activité suspecte. Les autorités compétentes province, territoire, police environnementale doivent agir vite pour préserver cette ressource vitale.
Kamituga ne peut se permettre de perdre son eau potable. L’heure est à la vigilance collective avant que la menace ne devienne réalité.
Patrick Mapenzi
