RDC : les peuples autochtones face à une crise humanitaire alarmante à l’Est du pays

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Par Denise Kyalwahi

photo tiers : peuples autochtones au Nord-Kivu

Dans l’Est de la République démocratique du Congo, la situation des peuples autochtones devient de plus en plus préoccupante. Au Nord-Kivu et en Ituri, les communautés pygmées sont particulièrement exposées aux violences attribuées aux rebelles ADF (Allied Democratic Forces), responsables de massacres répétés dans la région.

Selon l’activiste pour la justice sociale et environnementale Seth Tsongo, ces attaques dépassent le cadre d’incidents isolés et s’inscrivent dans une dynamique de violences systématiques. Des villages sont incendiés, des civils tués et des femmes ainsi que des enfants pris pour cibles. Ces exactions plongent les populations dans la terreur et provoquent des déplacements massifs, forçant notamment les autochtones à abandonner leurs terres ancestrales.

Photo tiers: Seth Tsongo au côté des peuples autochtones en Ituri

Ce déracinement a des conséquences profondes : il détruit les modes de vie traditionnels et rompt le lien essentiel entre ces communautés et la forêt, principale source de leur subsistance.

Face à cette situation, Seth Tsongo intensifie son plaidoyer en faveur de la reconnaissance et de la protection des droits des peuples autochtones. Il dénonce leur marginalisation persistante et le silence des autorités, tout en soulignant l’urgence d’une action concrète pour assurer leur sécurité et préserver les écosystèmes dont ils dépendent.

L’activiste insiste sur le fait que la défense des droits humains est étroitement liée à la protection de l’environnement, en particulier dans le bassin du Congo où ces communautés jouent un rôle clé dans la préservation des forêts.

Photo tiers : des femmes pygmées en Ituri

Vulnérables depuis longtemps, les peuples autochtones subissent une double peine : la violence des groupes armés et la non-reconnaissance de leurs droits fondamentaux. L’absence de garanties foncières, leur exclusion des politiques publiques et leur accès limité à la justice contribuent à maintenir leur voix en marge.

Pour les défenseurs des droits humains, la protection de ces communautés ne relève plus du choix mais de l’urgence. Elle constitue un enjeu majeur de dignité, de justice et de préservation des forêts du bassin du Congo.

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