
De Goma à Muanda, c’est une même urgence qui s’impose à nous : celle de protéger notre environnement avant qu’il ne soit trop tard. Les 6 et 7 avril, à Goma, des organisations citoyennes et des activistes se sont levés pour porter ce message au cœur des communautés. Leur engagement dépasse une simple campagne de sensibilisation : il s’agit d’un appel à la responsabilité collective.
Dans les marchés de Kituku et de Nyabushongo, les échanges avec les commerçants, pêcheurs et habitants ont révélé une vérité essentielle : chacun peut agir. Planter un arbre, mieux gérer ses déchets, transformer les résidus en ressources utiles comme le compost ou les briquettes écologiques — ces gestes, simples en apparence, sont en réalité des leviers puissants de changement.

Mais ce plaidoyer ne s’arrête pas aux frontières de Goma. Il nous conduit jusqu’à Muanda, seule zone d’exploitation pétrolière du pays. Là-bas, les conséquences environnementales sont visibles : pollution, dégradation des écosystèmes, pressions sur les moyens de subsistance et la santé des populations. Ce qui se passe à Muanda ne doit pas être perçu comme une réalité lointaine. C’est un avertissement.
Car l’environnement ne connaît pas de frontières. Les atteintes subies dans une région finissent toujours par affecter l’ensemble. Ignorer Muanda aujourd’hui, c’est prendre le risque de voir d’autres territoires subir demain les mêmes conséquences.
Face à cela, une question se pose : que faisons-nous, individuellement et collectivement ? La mobilisation observée à Goma montre qu’un changement est possible. Elle témoigne d’une jeunesse engagée, consciente des enjeux et déterminée à agir.

Ce plaidoyer est donc une invitation claire : citoyens, autorités, organisations — chacun a un rôle à jouer. Il est temps de soutenir les initiatives locales, de renforcer les politiques de protection environnementale et de privilégier des solutions durables.
Protéger l’environnement n’est pas une option. C’est une nécessité. Et cette responsabilité nous appartient à tous.
