
A l’occasion de la Journée internationale de la Terre nourricière, célébrée le 22 avril 2026 de chaque année, l’organisation La Prunelle RDC asbl tire la sonnette d’alarme sur l’état des écosystèmes du monde. Dans une déclaration faite au micro de Naturel CD pour cette journée, sa Directrice Exécutive, Madame Claudine Kitumaini, appelle à une mobilisation générale : des citoyens aux décideurs, le message est clair : « Notre pouvoir, notre planète », enfin de lutter contre la déforestation et l’insécurité alimentaire. Vu l’urgence climatique, Madame la directrice exécutive de La prunelle RDC s’adresse aux autorités et aux décideurs politiques sous insistance et rapidité, leur demandant de renforcer les politiques de protection des ressources naturelles et de veiller à l’application stricte des lois environnementales.
Le décor planté par La Prunelle RDC n’est pas qu’un discours de circonstance ; c’est un miroir tendu aux réalités climatiques qui frappent de plein fouet l’Est de la République Démocratique du Congo. Dans leur déclaration, l’expression « Terre nourricière » est aujourd’hui mise à rude épreuve par une exploitation humaine irresponsable.
« Dans nos provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu, ces signaux sont visibles : déforestation accélérée, érosion des sols, pollution plastique et perte de biodiversité », a martelé Claudine Kitumaini, Directrice Exécutive de l’asbl.

Ces perturbations ne sont pas que des statistiques environnementales ; elles se traduisent par des inondations meurtrières, des saisons agricoles imprévisibles et, in fine, une pauvreté qui s’enracine là où la terre ne parvient plus à nourrir ses enfants.
Face à ce sombre tableau, La Prunelle RDC ne reste pas les bras croisés. L’organisation mise sur des programmes concrets tels que « Voix de la Terre » et « Kivu Climate Action ». L’objectif est double : restaurer les écosystèmes et autonomiser les piliers de la résilience locale, à savoir les femmes et les jeunes. Pour l’asbl, la survie passe par la promotion d’une agriculture durable, le reboisement des zones dégradées et le soutien direct aux coopératives rurales.
Le point culminant de cette déclaration réside dans l’interpellation directe de toutes les forces vives de la nation. Sous le thème mondial « Notre pouvoir, notre planète », la Directrice de La Prunelle RDC a structuré son plaidoyer en demandant d’abord aux communautés locales et à la population d’adopter des pratiques quotidiennes respectueuses, notamment en luttant contre la pollution plastique et en préservant les sols.

S’adressant ensuite aux autorités et aux décideurs politiques, elle a insisté sur l’urgence de renforcer les politiques de protection des ressources naturelles et de veiller à l’application stricte des lois environnementales. Claudine Kitumaini a également invité les partenaires au développement à investir massivement dans des solutions durables et des énergies propres pour accompagner cette transition. Enfin, elle a exhorté les jeunes et les femmes à demeurer les fers de lance de ce changement, rappelant qu’ils sont les véritables acteurs de la transformation écologique sur le terrain.
La Prunelle RDC asbl rappelle que la passivité est désormais un luxe que nous ne pouvons plus nous offrir. La sécurité alimentaire du Kivu est intrinsèquement liée à la santé de ses forêts et de ses cours d’eau.
« Notre pouvoir collectif peut encore sauver notre planète », conclut Claudine Kitumaini. Un message qui résonne comme un dernier avertissement, mais aussi comme une invitation à l’action immédiate pour que la Terre reste, pour les générations futures, véritablement nourricière.
Patrick Mapenzi
