Journée mondiale de la biodiversité : Pourquoi le salut de l’humanité se joue aussi en RDC

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Par Patrick Mapenzi

Chaque 22 mai, la Journée mondiale de la biodiversité rappelle que l’effondrement du vivant n’est plus une alerte lointaine mais une réalité qui menace directement notre survie. Au cœur de ce défi, la République démocratique du Congo avec le bassin du Congo, deuxième forêt tropicale mondiale joue un rôle décisif pour le climat et la sécurité alimentaire globale. Pourtant, déforestation, exploitation illégale, conflits et pauvreté mettent ce trésor naturel à rude épreuve. Face à l’urgence, les autorités, la communauté internationale et les communautés locales doivent agir maintenant.

Pour Bahati Mpaswa, expert WASH et environnementaliste, la situation est critique :

« Ces dégradations fragilisent dangereusement les écosystèmes dont dépend pourtant la survie de l’humanité. Aujourd’hui, protéger la biodiversité n’est plus seulement une responsabilité environnementale ; c’est une nécessité économique, sanitaire et sociale. »

La biodiversité ne se résume pas à une liste d’animaux en danger. Elle représente l’ensemble du tissu vivant qui garantit l’équilibre de la Terre, assurant la qualité de : l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, les sols qui nous nourrissent.

En clair, sans biodiversité, aucun développement durable n’est envisageable.

Dans cette bataille mondiale pour l’avenir, la République démocratique du Congo occupe une position de premier plan. Grâce au bassin du Congo la deuxième plus grande forêt tropicale de la planète après l’Amazonie, le pays abrite une faune et une flore d’une richesse inestimable, abritant notamment des espèces uniques au monde comme l’Okapi.

Ce patrimoine écologique exceptionnel joue un rôle de régulateur majeur pour le climat mondial. Cependant, ce sanctuaire est lui aussi pris pour cible.

Les grandes menaces qui pèsent sur le bassin du Congo :

– La déforestation massive.

– L’exploitation illégale des ressources naturelles.

– Les conflits armés qui déstabilisent les zones protégées.

 – L’urbanisation désordonnée et la pauvreté.

Face à ce constat, l’heure n’est plus à l’attentisme. Pour Bahati Mpaswa, la protection de l’environnement doit s’inscrire tout en haut de l’agenda géopolitique :

« Protéger la biodiversité aujourd’hui, c’est protéger la vie, la santé publique, la sécurité alimentaire et l’avenir des générations futures. La nature n’est pas un simple patrimoine écologique ; elle constitue le socle même du développement humain durable. »

L’expert lance un appel vibrant aux gouvernements, aux agences des Nations Unies, aux ONG internationales, aux chercheurs, mais aussi et surtout aux communautés locales. Il devient urgent d’investir massivement dans des politiques environnementales efficaces, de renforcer la conservation communautaire et d’accentuer l’éducation écologique des populations.

Le message est clair : le monde ne peut plus attendre. Préserver la biodiversité, c’est tout simplement préserver l’humanité elle-même.

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