
Par Emmanuel Kasereka bin Vikingi
Lors d’une interview exclusive accordée à naturelcd.net ce jeudi 25 juin 2026, Kasereka Shoka Musavuli, artiste et membre du mouvement Rasta Ouran, antenne de Goma, a plaidé pour la valorisation des arts traditionnels africains comme réponse aux défis environnementaux et climatiques.
Selon lui, les œuvres artisanales inspirées des savoirs ancestraux constituent l’un des remèdes les plus efficaces contre la pollution plastique et participent à la préservation de l’identité culturelle africaine.
Les arts traditionnels africains peuvent jouer un rôle déterminant dans la lutte contre la pollution plastique et les changements climatiques. C’est la conviction défendue par Kasereka Shoka Musavuli, artiste et membre du mouvement Rasta Ouran, antenne provinciale de Goma, lors d’une interview exclusive accordée à naturelcd.net ce jeudi 25 juin 2026.

Pour lui, les œuvres artisanales produites par ce mouvement représentent une réponse concrète aux défis environnementaux auxquels le continent africain est confronté.
Selon Kasereka Shoka Musavuli, les créations artistiques du mouvement Rasta Ouran sont avant tout l’expression d’un savoir-faire hérité des ancêtres africains.
Elles témoignent de la capacité des communautés à valoriser leurs ressources locales tout en préservant leur identité culturelle. Ces œuvres constituent également une source d’autonomie économique pour les artisans qui perpétuent cet héritage.
L’artiste explique que les connaissances traditionnelles transmises de génération en génération renferment des solutions adaptées aux réalités actuelles.
Bien avant l’apparition massive des matières plastiques, les populations africaines utilisaient des objets fabriqués à partir de matériaux naturels pour répondre à leurs besoins quotidiens.
Ces pratiques ancestrales inspiraient un mode de vie respectueux de l’environnement et favorisaient une utilisation durable des ressources naturelles.
Aujourd’hui encore, souligne-t-il, le mouvement Rasta Ouran perpétue cette tradition en fabriquant des objets artisanaux à base de matières naturelles.
À travers cette démarche, le mouvement prône le retour à l’authenticité africaine, la promotion des valeurs culturelles du continent et la réappropriation des savoirs hérités des ancêtres.
Les objets actuellement conçus par les artisans du mouvement s’inspirent directement des outils et accessoires utilisés autrefois par les communautés africaines dans leur vie quotidienne.
Pour Kasereka Shoka Musavuli, la prolifération des déchets plastiques constitue l’une des principales menaces environnementales de notre époque. Il déplore que certaines matières premières provenant d’Afrique soient exportées, transformées ailleurs en produits industriels, puis réintroduites sur le continent sous forme d’objets souvent polluants. À l’inverse, les œuvres artisanales locales offrent une alternative écologique et durable.
Le membre de Rasta Ouran estime que les objets fabriqués à partir du bois et d’autres matériaux naturels présentent de nombreux avantages.
En plus de limiter la production de déchets non biodégradables, ils contribuent à la protection de la santé humaine et à la préservation des écosystèmes. À ses yeux, les œuvres d’art du mouvement constituent ainsi l’un des remèdes les plus efficaces dans la lutte contre la pollution plastique et ses conséquences sur l’environnement.
L’artiste rappelle également que l’Afrique, considérée comme le berceau de l’humanité, dispose d’un patrimoine culturel riche capable d’apporter des réponses aux défis contemporains.
Les savoirs traditionnels, affirme-t-il, ne doivent pas être perçus comme des vestiges du passé, mais comme des ressources stratégiques pour construire un avenir plus durable et plus respectueux de l’environnement.

Abordant la question de l’identité culturelle, Kasereka Shoka Musavuli regrette que l’héritage colonial ait contribué à la dévalorisation de nombreuses traditions africaines. Selon lui, l’abandon des pratiques culturelles ancestrales fragilise les communautés et les éloigne de leurs repères.
Il appelle ainsi les populations à renouer avec leurs racines afin de préserver leur dignité, leur personnalité et leur patrimoine culturel.
En conclusion, le membre du mouvement Rasta Ouran, antenne provinciale de Goma, invite les Africains à redécouvrir les savoirs traditionnels et à soutenir les initiatives artisanales locales.
Il estime que la promotion des arts traditionnels, du respect de la nature et des valeurs culturelles africaines constitue une voie essentielle pour lutter contre les changements climatiques, protéger l’environnement et transmettre aux générations futures un héritage durable.
