
L’inhumation de la baleine échouée sur le littoral atlantique de Muanda suscite de vives inquiétudes au sein de la population locale, particulièrement dans le village Kitona où la carcasse a été transportée pour son enfouissement.
Évacué des abords de l’océan Atlantique grâce à un engin envoyé par le Gouverneur du Kongo Central, le gigantesque cétacé a été acheminé dimanche par remorque vers un site situé dans la périphérie de la cité côtière.
Mais à peine arrivée sur le lieu d’inhumation, la baleine a ravivé les préoccupations des riverains. Plusieurs habitants dénoncent la faible profondeur de la fosse creusée pour accueillir la carcasse, estimant qu’elle ne répond pas aux exigences sanitaires pour un animal d’une telle taille.
« Si la décomposition commence dans ces conditions, les odeurs risquent de devenir insupportables », confie un habitant sur place.

Au-delà des nuisances olfactives, la population redoute également d’éventuelles conséquences sur la santé publique et l’environnement. Certains riverains demandent que la fosse soit approfondie, tandis que d’autres plaident pour un déplacement du site d’inhumation vers une zone plus éloignée des habitations.
Cette situation relance le débat sur la gestion de l’incident par les autorités compétentes. Plusieurs habitants pointent un manque d’anticipation et de préparation dans l’organisation de l’opération d’enfouissement.
Interpellés, les services concernés, notamment l’ICCN, assurent suivre de près les opérations et promettent de prendre en compte les préoccupations exprimées par la communauté locale afin d’éviter tout risque sanitaire.
En attendant, l’inquiétude reste palpable à Kitona, où les habitants espèrent des mesures rapides pour prévenir les effets liés à la décomposition de la baleine.
