
Kinshasa — La ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du climat, Marie Nyange Ndambo, a présenté le bilan de sa première année d’action à la tête du ministère, mettant en avant plusieurs réformes dans les secteurs forestier, climatique et environnemental.
Intervenant dans le cadre du panel gouvernemental consacré à la redevabilité après une année d’action du gouvernement Suminwa II, la ministre a notamment évoqué la gouvernance forestière, la valorisation du capital naturel, le développement du marché carbone, la lutte contre la pollution plastique ainsi que la collaboration avec le secteur minier.
Vers une nouvelle politique forestière
Parmi les réformes annoncées figure la finalisation de la Politique forestière nationale et la poursuite de la révision du Code forestier.
« Nous avons pu finaliser la politique forestière et le Code forestier est en phase de finalisation », a déclaré Marie Nyange Ndambo, précisant que le texte pourrait être soumis au Parlement lors de la session de septembre.
La ministre a également cité la tenue de la première Semaine nationale du climat. Cette initiative a permis, selon elle, d’élaborer une feuille de route nationale sur les enjeux climatiques, présentée ensuite lors de la conférence de Belém.
Le carbone au cœur de la valorisation du capital naturel
La ministre a par ailleurs fait du développement du marché carbone l’un des axes de son action. L’objectif affiché est de permettre à la République démocratique du Congo de mieux valoriser les services environnementaux liés notamment à ses ressources forestières.
Elle a évoqué la mise en place d’un registre carbone souverain ainsi que des mécanismes de mesure, de notification et de vérification, destinés à renforcer la transparence et la crédibilité des projets carbone.
Selon la ministre, le projet de loi portant cadre juridique du marché carbone est en cours de finalisation. Il figure parmi les matières d’habilitation du gouvernement et pourrait déboucher sur l’adoption d’une ordonnance-loi présidentielle.
Marie Nyange Ndambo a également insisté sur la participation des communautés locales aux retombées économiques de ces mécanismes.
Elle affirme avoir déjà validé cinq projets liés aux paiements pour services environnementaux et quatre autres portant sur les services écosystémiques. Pour les projets du marché carbone, « 20 % des bénéfices sont réservés aux communautés locales », a-t-elle indiqué.

Douze projets contre les déchets plastiques
La lutte contre la pollution plastique constitue un autre volet du bilan présenté par la ministre.
Dans le cadre de la task force présidentielle, douze projets visant à transformer les déchets plastiques en matières premières ont été signés, selon elle.
Les premières retombées de ces initiatives sont attendues avant la fin de l’année 2026.
Environnement et secteur minier
La ministre a enfin plaidé pour une collaboration plus étroite avec le ministère des Mines afin de renforcer la prise en compte des normes environnementales dans les activités extractives.
Elle a indiqué avoir engagé des échanges avec son homologue des Mines pour sensibiliser les opérateurs miniers aux implications du futur cadre juridique du marché carbone.
Après une année à la tête du ministère, Marie Nyange Ndambo met ainsi en avant plusieurs chantiers : réforme de la gouvernance forestière, développement du marché carbone, lutte contre les déchets plastiques, valorisation du capital naturel et renforcement de la participation des communautés locales.
Ces réformes restent toutefois tributaires de leur traduction effective dans les textes, leur mise en œuvre sur le terrain et de leur capacité à produire des bénéfices mesurables pour les populations et l’environnement.
