Nord-Kivu : l’activiste Seth Tsongo dénonce la politique climatique de Donald Trump et alerte sur les risques d’un chaos mondial

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Plusieurs activistes et artisans de la paix ont exprimé leur indignation après l’annonce du retrait par les États-Unis de plus de 60 organisations internationales liées au système des Nations unies, une décision attribuée à l’administration du président américain Donald Trump.

Parmi les voix les plus critiques figure celle de Seth Tsongo, jeune activiste du changement social et militant écologiste basé en République démocratique du Congo. S’exprimant au nom des peuples déjà en première ligne de la crise climatique, il estime que les choix politiques de Washington dépassent le cadre national et menacent l’équilibre mondial.

« Ce combat n’est ni idéologique ni émotionnel. Il relève du droit international, de la diplomatie et de la survie collective », affirme-t-il.
Seth Tsongo rappelle que le changement climatique est officiellement reconnu par les Nations unies comme un facteur aggravant des conflits, affectant directement la paix et la sécurité internationales. Selon lui, toute politique de déni climatique constitue « un manquement grave aux responsabilités des États ».

L’activiste critique ouvertement le retrait des États-Unis des engagements pris dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et de l’Accord de Paris. « Donald Trump n’a pas seulement affaibli la lutte contre le changement climatique. Il a porté atteinte au principe fondamental de coopération internationale inscrit dans la Charte des Nations unies », soutient-il.

Pour Seth Tsongo, ce retrait ne peut être considéré comme un simple choix souverain. Il y voit « une désolidarisation consciente face à un danger global », susceptible de créer un précédent dangereux, de légitimer l’inaction climatique, d’affaiblir le multilatéralisme et d’accroître l’instabilité mondiale. « Là où la diplomatie climatique cherche à prévenir les conflits futurs, cette politique les prépare méthodiquement », insiste-t-il.

L’activiste établit également un parallèle entre cette orientation politique et plusieurs crises géopolitiques actuelles. Il dénonce notamment la promotion agressive des énergies fossiles et l’utilisation stratégique des ressources naturelles comme outils de pression internationale, qu’il juge incompatibles avec les objectifs de paix durable.

Au Venezuela, il évoque des actions menées « sous couvert de démocratie », qu’il associe à une logique de prédation énergétique. « Le pétrole devient un instrument de domination, au prix de l’effondrement social, des déplacements forcés et de la souffrance humaine », déplore-t-il.

En République démocratique du Congo, Seth Tsongo critique une « paix sélective » qui, selon lui, sécurise avant tout l’extraction minière. Il affirme que les accords salués sur la scène internationale négligent la protection des forêts du bassin du Congo, les droits des communautés locales, les obligations environnementales internationales et, plus largement, les droits humains. « Une paix qui exclut la justice climatique viole les droits humains et contredit les principes du droit international humanitaire et environnemental », martèle-t-il.

Pour cet acteur de la société civile, il devient urgent de désigner les responsabilités. En niant la science climatique, en affaiblissant les cadres multilatéraux et en militarisant l’accès aux ressources fossiles et minières, Donald Trump contribuerait, selon lui, à nourrir les causes profondes des conflits futurs. « Le climat n’est plus un enjeu sectoriel. Il est désormais un pilier central de la sécurité collective mondiale », affirme-t-il.

Face à cette situation, Seth Tsongo estime que la neutralité n’est plus envisageable. Il appelle la communauté internationale, la jeunesse et les États qu’il qualifie de responsables à rompre le silence. « Il n’y aura pas de paix durable sur une planète dévastée, ni de stabilité internationale fondée sur le déni scientifique, l’exploitation sans limite et la diplomatie du mensonge », prévient-il.

En conclusion, l’activiste rappelle que « la justice climatique n’est pas une revendication marginale ». Selon lui, elle constitue « une exigence juridique, un impératif diplomatique et une condition non négociable de la paix mondiale ». Refuser de l’assumer aujourd’hui, conclut-il, « c’est organiser les crises, les conflits et les souffrances de demain ».

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