Idjwi : des milliers d’enfants et familles privés d’eau potable dans la chefferie Ntambuka

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À Idjwi, dans la chefferie Ntambuka, au Sud-Kivu, des milliers d’habitants de Nyakalengwa sont privés d’eau potable depuis deux mois. La société civile alerte : maladies hydriques en embuscade, familles au bord du gouffre dans les villages de Kilala, Mulamba, Mazina Karama et une partie de Muhungwe.

Hermando Zabona, président de la société civile du groupement Nyakalengwa, tire la sonnette d’alarme

« La population risque de subir des maladies à caractère hydrique à cause de la mégestion du comité d’adduction d’eau. Cela fait deux mois que les habitants de ces villages ne trouvent plus d’eau potable, alors que les raccordements privés fonctionnent 24h/24. Nous avons contacté les gestionnaires pour des conseils et remarques, mais sans succès. »

Zabona plaide pour un changement radical : 

« Nous voulons confier la gestion de cette adduction au comité de développement du groupement (CDG), avec l’implication du chef de groupement, trop souvent ignorée dans les décisions. La population souffre énormément et n’a plus où trouver de l’eau… »

Cette crise expose des milliers de personnes à des risques sanitaires graves : diarrhées, choléra, typhoïde… L’eau du lac Kivu, leur seul recours, est souvent contaminée. La défense du comité est la surpopulation et pannes techniques

Le président du comité d’adduction d’eau de Nyakalengwa, Monsieur Cabwenemwami Mwitaba dresse un constat amer.

« L’adduction, construite en 2025, n’a jamais été renforcée malgré la surpopulation galopante de la zone en 20 ans. Ajoutez à cela des problèmes techniques à répétition. » 

Il pointe aussi les priorités locales : « Fournir de l’eau quotidiennement au centre hospitalier Nyakalengwa et à d’autres structures provoque des ruptures sur les bornes-fontaines publiques. »

Mais pour Zabona, cela sent le clientélisme : « Les particuliers sont raccordés avec complaisance, pendant que les villages meurent de soif. »

Cette pénurie n’est pas un accident, mais le fruit d’une mauvaise gouvernance. La société civile exige une transition rapide vers le CDG pour une gestion transparente et inclusive. 

Les autorités du Sud-Kivu et du territoire d’Idjwi doivent intervenir : audits, réparations et renforcement des infrastructures s’imposent. Sans action immédiate, la soif pourrait bien se muer en tragédie sanitaire.

Patrick Mapenzi

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