
En pleine bataille pour une ville plus verte, la Coopération suisse Grands Lacs donne le coup d’envoi du Mois Vert avec une formation de deux jours dédiée à 20 journalistes du Sud-Kivu. Cet atelier a pour objectif, armer les médias locaux pour alerter et mobiliser la population face aux bombes environnementales qui frappent la région.
Lancée hier mercredi 18 février à l’Hôtel Beau Lieu, cette session se clôture aujourd’hui jeudi 19 février sous l’égide de Bukavu Ville Verte. Sylvie NABINTU, porte-parole des organisateurs, martèle :
« Ces défis exigent une réponse collective. Les médias doivent informer, sensibiliser et pousser à l’action écologique. »
Bukavu et le Sud-Kivu suffoquent sous une litanie de crises : mauvaise gestion des déchets, pollution des eaux, insalubrité galopante, déforestation massive et inondations récurrentes. Les journalistes ressortiront équipés pour transformer ces alertes en couverture percutante.
Facilitée par les Professeurs Katcho KARUME et Jean MONDO, la formation décortique les enjeux clés :
– Concepts environnementaux et impacts sanitaires du climat.
– Causes/conséquences de la déforestation ; rôle vital des arbres et forêts.
– Gestion des déchets, eaux de ruissellement, pollution plastique.
– Justice environnementale pour une équité face à l’urgence.

À l’issue, un réseau de journalistes engagés pour le climat et la biodiversité naîtra, prêt à amplifier l’impact médiatique.
Appuyée par la Coopération suisse (DDC), l’initiative Bukavu Ville Verte dégaine un programme chargé pour mars 2026 : ateliers, campagnes et actions concrètes. Ces 20 plumes locales deviendront les porte-voix d’une province au bord du gouffre écologique.
Bukavu peut-elle virer verte ? Ces journalistes formés sont la clé. Suivez le Mois Vert pour témoignages et actions terrain dès mars !
Patrick Mapenzi
