
Premiss Batita
À Beni et dans plusieurs localités du Nord-Kivu, de nombreux cultivateurs utilisent aujourd’hui des pesticides chimiques dans leurs champs et jardins. Pourtant, ces produits ont des effets négatifs sur la santé humaine, les sols et l’environnement. Face à cette situation, des experts en environnement encouragent la population à pratiquer une agriculture plus naturelle.
Selon Chadrack Sivyachomana, un jardin sans pesticides est une bonne solution pour protéger la santé des familles et préserver la biodiversité. Il explique que plusieurs agriculteurs utilisent souvent des produits chimiques sans connaître les doses exactes ni les dangers qu’ils représentent pour la nature.
Dans la région de Beni, certains cultivateurs affirment souffrir d’irritations de la peau, de problèmes respiratoires ou encore de maux de tête après avoir manipulé ces produits. Les pesticides polluent l’eau, détruisent des insectes pollinisateurs comme les abeilles et appauvrir les sols.

Pour éviter l’usage des produits chimiques, cet enseignant de l’UCNDK recommande plusieurs méthodes naturelles adaptées au contexte local. Il cite notamment l’utilisation du compost organique, de la cendre, des extraits de piment, d’ail ou encore des feuilles de neem. La rotation des cultures est également conseillée pour protéger les plantes contre les ravageurs.
Dans plusieurs quartiers et villages de Beni, certaines familles commencent déjà à adopter des jardins biologiques afin de produire des légumes plus sains. Cette pratique aide aussi à réduire la pollution et à préserver les ressources naturelles pour les générations futures.
Chadrack Sivyachomana appelle enfin les cultivateurs, les autorités locales et les organisations environnementales à renforcer la sensibilisation sur les dangers des pesticides et l’importance d’une agriculture respectueuse de l’environnement.
« Protéger notre terre aujourd’hui, c’est assurer une vie saine aux générations futures », conclut-il.
