
Par Prémiss Batita
L’aire de santé d’Irangi, située dans le groupement de Kalima en chefferie de Buhavu, territoire de Kalehe (Sud-Kivu), fait face à une situation sanitaire alarmante. Du 1er janvier au 17 juin 2026, les structures sanitaires locales ont enregistré 5 186 cas de maladies, soit près de 69,3 % de la population de cette entité.
Ces chiffres ont été livrés par BUTACHINERA MUTEMBO Liévin, infirmier titulaire adjoint du centre de santé d’Irangi, relevant de la zone de santé de Bunyakiri.
Le paludisme reste de loin la maladie la plus fréquente avec 3 611 cas recensés, représentant une grande partie des consultations médicales enregistrées durant cette période. Viennent ensuite la pneumonie avec 701 cas, les maladies diarrhéiques avec 518 cas, la fièvre typhoïde (159 cas), les infections urinaires (130 cas) ainsi que la malnutrition aiguë sévère qui touche 62 personnes.
Par ailleurs, quatre cas de rougeole et un cas de choléra ont également été signalés dans cette aire de santé, suscitant des inquiétudes parmi les professionnels du secteur médical.

Selon les agents de santé, la forte prévalence du paludisme démontre que cette maladie demeure endémique dans la région. Les nombreux cas de diarrhée et de pneumonie illustrent également les difficultés persistantes liées à l’accès à l’eau potable, au manque d’infrastructures d’assainissement et aux mauvaises conditions d’hygiène.
Les cas de malnutrition aiguë sévère constituent aussi une source de préoccupation, particulièrement chez les enfants. De leur côté, les cas de rougeole et de choléra rappellent l’importance de maintenir une surveillance épidémiologique renforcée afin de prévenir toute éventuelle propagation.
Face à cette situation, les équipes sanitaires recommandent le renforcement des actions préventives, notamment à travers la distribution de moustiquaires imprégnées, l’amélioration de l’accès à l’eau potable, la sensibilisation sur l’hygiène communautaire, le renforcement de la vaccination ainsi que l’appui nutritionnel aux populations vulnérables.
Les autorités sanitaires et leurs partenaires sont ainsi appelés à intensifier leur soutien afin de limiter l’impact de ces maladies sur les communautés locales du territoire de Kalehe.
