
Par Denise Kyalwahi
À l’occasion d’un atelier virtuel organisé le 20 juin 2026 autour de la Fresque du Plastique, NATURELCD s’est entretenu avec Anas Seko, cofondateur et responsable de la communication de la Francophonie zéro plastiques. Au cours de cet échange, il est revenu sur les enjeux de la pollution plastique, les objectifs de cette initiative ainsi que les actions menées par la coalition dans l’espace francophone.
Organisé en ligne afin de permettre une large participation internationale, l’atelier a réuni des participants venus de plusieurs pays francophones, notamment de la République démocratique du Congo, du Togo, de la Côte d’Ivoire ainsi que des Pays-Bas. Les participants sélectionnés étaient principalement des personnes engagées dans les questions environnementales et particulièrement sensibles à la problématique de la pollution plastique.
Selon Anas Seko, la Fresque du Plastique est avant tout un atelier collaboratif et pédagogique qui permet de comprendre l’ensemble du cycle de vie du plastique, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à la gestion des déchets. Grâce à un système de cartes interactives, les participants découvrent les impacts du plastique sur l’environnement, la biodiversité, le climat et la santé humaine.
« La Fresque du Plastique invite chacun à réfléchir à son positionnement individuel et collectif face à cette crise environnementale », explique-t-il.

L’atelier met également en évidence les limites du recyclage face à l’ampleur de la pollution plastique. Pour les organisateurs, il devient indispensable de réduire la production et la consommation du plastique à la source afin d’éviter que les problèmes ne dépassent les solutions actuellement proposées.
Au-delà de la sensibilisation, cette activité vise aussi à promouvoir les principes du zéro déchet, de la réutilisation et des alternatives durables au plastique.
Créée pour fédérer les acteurs engagés dans la lutte contre la pollution plastique au sein de l’espace francophone, la Coalition Francophonie Zéro Plastique regroupe aujourd’hui des organisations issues de 26 pays francophones, majoritairement africains. Pour ses responsables, la langue française constitue un véritable levier de mobilisation internationale face à une crise qui touche autant les écosystèmes que la santé humaine.
« Nous produisons énormément de plastiques composés de différents polymères et additifs qui ont des impacts considérables sur le climat, la biodiversité et la santé humaine », alerte Anas Seko.
La coalition milite notamment pour une réduction significative de la production mondiale de plastique et participe activement aux discussions autour du traité international sur la pollution plastique.

Depuis sa création, l’organisation a déjà conduit plusieurs actions d’envergure, parmi lesquelles une lettre ouverte sur le traité plastique ayant recueilli plus de 1 000 signatures, l’organisation de journées mondiales de nettoyage dans plusieurs pays francophones, la projection du documentaire Omnoplasticus ainsi que la tenue de plusieurs ateliers de la Fresque du Plastique.
Pour l’avenir, la coalition entend renforcer son plaidoyer en faveur de solutions durables et adaptées aux réalités locales. Elle souhaite également encourager le retour à certaines pratiques traditionnelles moins dépendantes du plastique, aussi bien en Afrique qu’en Europe.
En conclusion, Anas Seko a lancé un appel aux industries productrices de plastique à privilégier la protection de la planète et de la santé humaine plutôt que les intérêts économiques.
« La pollution plastique est une question vitale qui concerne tout le monde. Nous devons agir maintenant pour protéger l’environnement, la biodiversité et les générations futures », a-t-il conclu.
