
Malgré l’abondance des ressources hydriques naturelles sur le territoire national, l’accès à une eau potable améliorée demeure un défi majeur pour des millions de Congolais en République démocratique du Congo (RDC).
Selon les données les plus récentes du Programme conjoint OMS/UNICEF, environ 40 % de la population congolaise seulement utilise au moins une source d’eau de consommation dite basique. Cette situation est encore plus préoccupante dans la province du Nord-Kivu, où plusieurs territoires font face à une véritable crise hydrique, avec des conséquences directes sur la santé publique.
Dans la ville de Beni, l’accès à l’eau potable reste extrêmement limité. Les statistiques récentes indiquent que la REGIDESO ne couvre qu’environ 20 % de la demande en eau potable pour une population estimée à près de 600 000 habitants. La majorité des ménages ne dispose donc pas d’un accès fiable à une source d’eau améliorée.
Dans plusieurs quartiers et villages environnants, la population vit des conditions particulièrement difficiles pour se procurer de l’eau, surtout potable. Les femmes et les enfants sont souvent contraints de parcourir plusieurs kilomètres pour aller chercher de l’eau, une situation qui accentue la vulnérabilité sociale et sanitaire.
Ces faibles taux d’accès s’expliquent par plusieurs facteurs, notamment :
• la capacité limitée de la REGIDESO à desservir la ville de manière continue ;
• l’insuffisance des infrastructures d’eau potable, en particulier dans les zones périphériques et affectées par l’insécurité ;
• la croissance rapide de la population, non accompagnée d’un développement proportionnel des services essentiels.
Face à cette réalité, l’amélioration de l’accès à l’eau potable à Beni demeure une urgence humanitaire et sanitaire nécessitant des investissements durables et une coordination renforcée entre les autorités, les partenaires techniques et les communautés locales
Premiss batita.
