Beni : l’accès à l’eau potable, un enjeu environnemental et sanitaire urgent

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À l’occasion de la Journée mondiale de la santé, célébrée chaque 7 avril, la question de l’eau potable s’impose une nouvelle fois comme un défi majeur en République démocratique du Congo. Dans plusieurs régions, dont Beni, l’accès à une eau saine reste limité, avec des conséquences directes sur la santé des populations et l’équilibre des écosystèmes.

Dans le cadre du programme de l’éducation environnementale organisé par les journalistes de la région membres du Forum Local sur le climat CASSANDRA et de l’équipe rédactionnelle de NATURELCD le Dr Muhindo Fikiri Franck spécialiste en santé publique et épidémiologiste a mis en lumière le lien étroit entre cette journée internationale et les réalités locales lors de l’émission Écho de l’environnement et du développement durable diffusée le 10 avril 2026 sur la Radio Télévision Rwanzururu (93.5 FM). Cet échange riche a été un moment favorable pour l’invité de l’émission de partage des connaissances riches et variées sur la question du jour.

« L’eau constitue un pilier fondamental de la vie. Elle est indispensable au bon fonctionnement de l’organisme humain, intervenant notamment dans la digestion, la régulation thermique et l’élimination des toxines. Elle est également essentielle à la survie des animaux et au développement des cultures, soulignant ainsi son rôle central dans les équilibres naturels » précisé le docteur Mufindo Franck.

Dans une approche alignée sur les principes de prévention et d’accès équitable aux soins, il rappelle que l’eau potable est un déterminant clé de la santé publique. Pourtant, de nombreux facteurs continuent de compromettre sa disponibilité. La déforestation, les effets du changement climatique, la croissance démographique, la gestion inadéquate des ressources hydriques et la pollution des points d’eau figurent parmi les principales causes de cette situation préoccupante.

« Les répercussions sont multiples et préoccupantes. Sur le plan sanitaire, le manque d’eau potable favorise la propagation de maladies hydriques telles que le choléra, la diarrhée ou encore la fièvre typhoïde, tout en accentuant les risques de déshydratation. Sur le plan environnemental, cette pénurie entraîne la dégradation des terres agricoles, la diminution des rendements, la mortalité du bétail et une perturbation des écosystèmes » argumente-t-il.

Face à ces défis, l’expert appelle à une mobilisation collective. Il insiste sur la nécessité de protéger les sources d’eau, de limiter les pollutions, de promouvoir le reboisement et d’encourager une utilisation responsable des ressources hydriques.

Il invite également les autorités congolaises et leurs partenaires à renforcer les investissements dans les infrastructures d’approvisionnement en eau potable, à intensifier les actions de sensibilisation et à mettre en œuvre des politiques durables de gestion des ressources naturelles.

A noter que cette journée mondiale nous rappelle que la santé humaine est indissociable de la qualité de l’environnement. Garantir un accès équitable à une eau propre apparaît ainsi comme une priorité incontournable pour préserver à la fois les populations et les écosystèmes.

Premiss Batita

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