
Par Patrick Mapenzi
Dans le territoire de Bikoro, province de l’Equateur en RDC, l’indignation est totale. Une fervente défenseure des droits humains, membre active de l’ONGDH Cadre pour le Développement et le Bien-être (CADEB), se trouve actuellement entre la vie et la mort. Victime d’une agression d’une violence rare, son état critique nécessite une prise en charge médicale immédiate qui tarde à venir, faute de moyens financiers. Le Coordonnateur de l’ONGDH, Christophe Yoka, lance un appel de détresse absolu à la solidarité internationale.
Selon plusieurs témoignages concordants recueillis sur place indique ce défenseur des droits humains, la victime connue pour son engagement sans faille en faveur des femmes et des personnes vulnérables a été sauvagement passée à tabac par un policier en tenue civile. Les premiers éléments pointent une action qui aurait été exécutée sous les ordres directs de l’Officier de Police Judiciaire (OPJ) Chimène, de la Police Nationale Congolaise (PNC) de Bikoro.
Depuis ce drame survenu hier, l’activiste est clouée sur un lit d’hôpital. Brisée physiquement pour avoir défendu la justice sociale, elle subit désormais la double peine de l’abandon médical, les structures de santé locales ne pouvant agir sans une garantie financière d’urgence.
« Chaque minute compte. Le silence face à la violence contre les femmes engagées dans la défense des droits humains ne doit jamais devenir une habitude. », a déclaré Christophe Yoka, Coordonnateur de la CADEB

Face à l’urgence vitale, la CADEB ne peut plus attendre. Un appel pressant à la solidarité et à l’assistance humanitaire est officiellement lancé ce vendredi à l’attention de :
– Des agences humanitaires et ONG internationales : Pour une évacuation ou une prise en charge médicale d’urgence.
– Des organisations de défense des droits de l’Homme : Pour briser l’omerta et apporter un soutien logistique et juridique.
– Des autorités compétentes et personnes de bonne volonté : Pour débloquer les fonds nécessaires afin de lui prodiguer des soins appropriés immédiatement.
Au-delà du traitement médical indispensable pour sauver cette vie, la société civile de l’Équateur exige des réponses fermes. La protection des défenseurs des droits humains en République Démocratique du Congo est une obligation légale et collective.
Une enquête sérieuse et transparente doit être ouverte sans délai par les instances judiciaires militaires et civiles pour que l’exécutant en tenue civile ainsi que l’OPJ Chimène, citée comme commanditaire, répondent de leurs actes devant la justice.
