Sud-Kivu : Le CICR redonne espoir à 500 000 personnes grâce à l’accès à l’eau

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A Bukavu, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a dressé un bilan vital de ses récentes interventions. En plein cœur d’une province meurtrie par les conflits et les déplacements massifs, l’organisation a réussi à sécuriser l’accès à l’eau potable pour plus d’un demi-million d’habitants, transformant un défi sanitaire en une victoire pour la dignité humaine.

Dans les territoires de Fizi et d’Uvira, l’insécurité chronique ne fragilise pas que les populations ; elle s’attaque aussi aux infrastructures de base. Entre installations vétustes et pression démographique due aux déplacés, l’accès à l’or bleu était devenu un combat quotidien. Face à cette urgence, le CICR a déployé des solutions concrètes, mêlant réhabilitations techniques et soutien logistique direct.

L’un des succès majeurs de cette campagne se situe à Ndegu (territoire de Fizi). Grâce à la finalisation d’un système d’adduction d’eau, près de 14 000 personnes sortent de la précarité hydrique. Fini les longues marches vers des sources incertaines : l’eau arrive désormais au cœur de la communauté.

Plus loin, dans le village de Namisha, 500 ménages ont vu leur quotidien changer entre janvier et février 2026. Des travaux de plomberie ciblés ont permis de restaurer un circuit de distribution défaillant, garantissant une solution durable à des familles qui dépendaient jusqu’alors de ressources insalubres.

A Uvira, l’enjeu était d’éviter une rupture de service totale pour une agglomération de 500 000 habitants. Le CICR a injecté des ressources critiques pour soutenir la REGIDESO :

  • 2 000 litres de gasoil pour maintenir les pompes en activité.
  • 1 800 kg de sulfate d’aluminium pour garantir la potabilité de l’eau produite.

Ce coup de pouce technique est un rempart direct contre les épidémies dans une zone où la moindre panne peut exposer des centaines de milliers de personnes aux maladies hydriques.

Au-delà de l’aspect technique, ces interventions visent un objectif de santé publique majeur : stopper la propagation du choléra et d’autres pathologies liées à l’eau sale, particulièrement chez les enfants et les déplacés.

Pour le CICR, il ne s’agit pas seulement de répondre à une crise, mais de bâtir une forme de résilience. En renforçant les infrastructures et en soutenant les opérateurs locaux, l’organisation stabilise des zones fragilisées par les conflits. Au Sud-Kivu, l’eau potable n’est plus un luxe, mais le socle sur lequel se reconstruit la dignité des communautés.

Patrick Mapenzi

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