
Par la Rédaction
À l’occasion de la Journée internationale de l’enfant africain, la directrice de l’ONG Eden World Foundation, Clémence Nzita, a lancé un appel vibrant depuis le Sud-Kivu. Pour l’organisation, cette commémoration dépasse le simple cadre festif : elle constitue un rappel d’urgence face aux privations quotidiennes que subissent encore trop d’enfants dans la région, notamment en matière d’eau potable, d’assainissement et d’environnement sain.
Pour marquer cette journée, Eden World Foundation a choisi de miser sur la puissance du numérique en lançant une campagne digitale de sensibilisation. Loin des grands discours théoriques, l’initiative met en avant des messages de plaidoyer, mais surtout des prises de parole directes des enfants de la province.
« Commémorer cette journée, c’est avant tout faire entendre la voix des enfants eux-mêmes, pour qu’ils partagent leurs préoccupations et leurs attentes », explique Clémence Nzita.

Cette démarche permet de remettre les plus jeunes au centre du débat public, en leur offrant une tribune pour exprimer leurs réalités, leurs craintes et leurs espoirs face aux défis environnementaux et sanitaires locaux.
Le cœur du message de la directrice repose sur une prise de conscience globale. Selon elle, la protection des plus vulnérables ne doit pas être perçue comme la seule mission des structures étatiques ou des organisations humanitaires. C’est un devoir qui commence au sein des foyers et des communautés.
L’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à un cadre de vie propre n’est pas un privilège ou une faveur accordée, mais un droit humain fondamental. Clémence Nzita appelle donc chaque parent, éducateur et leader communautaire à se mobiliser à travers des actions concrètes et quotidiennes : préserver et protéger activement les points d’eau locaux, promouvoir et transmettre les bonnes pratiques d’hygiène dès le plus jeune âge et maintenir un environnement propre pour limiter la propagation des maladies d’origine hydrique.

Derrière le combat pour l’assainissement se joue en réalité l’avenir de toute une génération. L’organisation rappelle qu’un enfant libéré de la corvée d’eau ou des maladies liées à l’insalubrité est un enfant qui peut aller à l’école régulièrement, s’épanouir et développer ses compétences.
« Un enfant qui a accès à l’eau, à l’hygiène et à un environnement sain est un enfant qui peut grandir, apprendre et réaliser pleinement son potentiel », conclut la directrice d’Eden World Foundation.
Un plaidoyer fort qui résonne comme un appel à l’action immédiate pour toute la société civile du Sud-Kivu.
