
Par la Rédaction
Alors que l’insécurité freine le tourisme au Sud-Kivu, le Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB) mise sur la conservation des gorilles de Grauer et une reprise progressive pour préserver l’avenir de l’écotourisme et des communautés locales.
A l’occasion de la Journée mondiale du gorille célébrée le 24 septembre de chaque année, le Forum Média du PNKB a placé au cœur des échanges l’avenir de l’écotourisme dans un contexte d’instabilité sécuritaire au Sud-Kivu. Cette activité s’est tenue dans la salle de l’Auditorium de la femme de Bukavu a Labotte au Sud-kivu.
Intervenant lors de cette rencontre, Atosha Byemba Bernadette, Coordinatrice de l’APROVATOUR et enseignante à l’ISP Bukavu ainsi qu’à l’UOB, a insisté sur la nécessité de préserver le patrimoine naturel malgré la crise.
« La paix permettra aux touristes de revenir ; la conservation leur donnera une raison de revenir », a-t-elle souligné.
Selon cette approche, la baisse ou la suspension des visites ne doit pas entraîner l’arrêt des efforts de conservation. La protection des gorilles de Grauer et de leur habitat reste essentielle pour préserver le capital naturel qui permettra, demain, de relancer l’économie touristique locale.

Bernadette Atosha propose cinq priorités : garantir la sécurité, protéger la santé des gorilles, réduire la pression écologique, associer pleinement les communautés locales et les peuples autochtones Batwa, et assurer une communication fiable sur la situation du parc.
La reprise touristique devrait également être progressive. Quatre niveaux sont proposés : rouge, avec suspension des visites dans les zones à risque ; orange, consacré à la formation, à la recherche et aux contenus numériques ; jaune, avec des circuits pilotes en petits groupes ; et vert, correspondant à une relance progressive fondée sur des indicateurs de sécurité et de conservation.
Face à la crise, le message du forum est clair : le tourisme peut attendre, mais la conservation ne peut pas s’arrêter.
Préserver aujourd’hui le Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB), ses gorilles et ses forêts, c’est aussi préparer les conditions d’une reprise touristique durable, créatrice d’emplois et bénéfique aux communautés du Sud-Kivu.
