Sud-Kivu : la jeunesse se lève pour la planète, « l’arbre n’est pas un ennemi, les plastiques nous étouffent »

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Au Sud-Kivu, la jeunesse refuse désormais de se taire face à l’urgence écologique. La Prunelle RDC asbl, le Collectif 2250, Max Impact et SODECOP ont officiellement lancé une campagne de mobilisation au ton sans équivoque : « L’arbre n’est pas un ennemi, les plastiques nous étouffent ».

Portée par des jeunes et des femmes engagés, cette initiative s’inscrit dans la continuité du programme Kivu Climate Action, qui a déjà permis de sensibiliser des centaines de personnes aux défis climatiques propres à la région.

« Nous ne pouvons plus rester spectateurs pendant que nos forêts disparaissent et que les plastiques envahissent notre environnement », a déclaré Abdallah Mapenzi, de La Prunelle RDC asbl, rappelant que la jeunesse est aujourd’hui au cœur de la lutte pour la protection de l’environnement.

De la parole aux actes

La campagne se distingue par son approche concrète et opérationnelle. Elle ne se limite pas aux discours, mais ambitionne de produire des résultats visibles et durables. Trois axes majeurs structurent cette mobilisation :

  • Sensibiliser les jeunes aux conséquences de la déforestation et de la pollution plastique, à travers des ateliers participatifs et des campagnes numériques ;
  • Agir sur le terrain, notamment par des actions de reboisement, de collecte et de recyclage des déchets plastiques ;
  • Former et responsabiliser, afin de faire émerger une nouvelle génération de leaders engagés pour le climat et la paix environnementale.

L’objectif est clair : attaquer les causes profondes de la crise écologique et transformer l’indignation en solutions durables.

Un écosystème en danger

Le constat est alarmant. Au Sud-Kivu, la pression sur les écosystèmes s’intensifie. Les forêts reculent sous l’effet de l’agriculture extensive et de la production de charbon de bois, exposant les sols à l’érosion et augmentant les risques d’inondations. Parallèlement, les rives des lacs Kivu et Tanganyika sont submergées de déchets plastiques, mettant en péril la biodiversité aquatique et la santé des populations riveraines.

« Les plastiques nous étouffent littéralement, tandis que l’abattage des arbres nous prive d’oxygène et de protection face aux dérèglements climatiques », déplore une représentante du Collectif 2250.

À ces défis environnementaux s’ajoutent des fragilités sociales, rendant l’engagement collectif encore plus indispensable.

La jeunesse, moteur du changement

Loin du fatalisme, ces organisations transforment la crise en levier d’action. Les prochaines étapes sont déjà définies : mise en place de brigades de nettoyage des lacs, création de pépinières communautaires et actions de plaidoyer auprès des autorités locales.

« Ensemble, faisons entendre la voix des jeunes et bâtissons un avenir où la nature est respectée et protégée », appellent les organisateurs.

La campagne lance un appel ouvert à l’ensemble des Sud-Kivutiens – citoyens, entreprises, autorités – pour rejoindre le mouvement. Des collaborations avec des écoles et des marchés locaux sont en préparation afin d’élargir l’impact de l’initiative.

Le Sud-Kivu peut-il devenir plus vert ? Pour ces jeunes engagés, la réponse dépend d’un engagement collectif, ici et maintenant.

Abdallah Patrick

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